Baseball Québec lance son volet féminin 

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Par jcossette
Baseball Québec lance son volet féminin 
Éléonore Deblois, de Québec, fait partie de la première cohorte dite "de rodage". (Photo : Jonathan Cossette - Hebdo Journal)

Baseball Québec a annoncé la création du volet féminin de l’Académie de baseball du Canada (ABC). Établie à Trois-Rivières, l’ABC accueillera une première cohorte officielle des meilleures athlètes féminines de la province dès l’automne prochain. 
Depuis septembre dernier, douze athlètes s’entraînent sous le nouveau modèle afin de peaufiner l’expérience baseball, à titre de projet pilote.

« C’est un programme qui va être offert aux meilleures joueuses de 16 ans et plus du Québec. Les filles s’entraînent à tous les jours et sont considérées comme des filles en sport-études. Elles sont suivies d’un kinésiologue et on essaye d’individualiser le plus possible l’entraînement pour chaque fille et l’objectif, c’est de les amener à leur potentiel optimal. On a des filles qui aspirent à l’équipe nationale alors nous, on veut les amener là », explique Patricia Landry, coordonnatrice et entraîneure-chef.

« Ça existait chez les garçons depuis 30 ans avec l’ABC du baseball, mais il n’y avait rien de tel du côté des filles. Ni ici, ni en Amérique du Nord. Les filles du secondaire fréquenteront l’Académie les Estacades, tandis que les filles de niveau collégial fréquenteront le Cégep de Trois-Rivières ou le Collège Laflèche. On a vraiment une ville qui peut offrir beaucoup de possibilités, si on pense aux déplacements, entre autres. »

Les athlètes féminines membres de l’ABC pourront s’entraîner à l’année à Baseball 360 de Trois-Rivières. Sous la supervision de Baseball Québec, elles seront encadrées par une équipe d’instructeurs qualifiés, notamment avec Mme Landry, mais également Rémy Doucet, qui agira à titre de coordonnateur adjoint et entraîneur du programme. Ces derniers pourront également compter sur Alexandre Janelle-Gagnon comme entraîneur des lanceurs, Mathieu Tremblay comme préparateur physique et Steeve Ager comme conseiller stratégique au développement des programmes et des partenariats.

« Steeve (Ager) est venu nous voir et il a été vraiment inspiré avec ce projet-là, a pour sa part lancé Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec. Il a insisté sur le fait que ça devait se tenir ici, à Trois-Rivières, et on est tombé sous le charme avec son plan d’affaires. On a décidé d’embarquer dans l’aventure parce que c’est important pour nous. Un moment donné, il faut que les bottines suivent les babines. On dit depuis plusieurs années que le baseball féminin est en essor à travers tout le Québec alors on veut donner les mêmes chances aux femmes qu’on donne aux hommes. »

« Ce n’est pas vrai que les femmes s’épanouissent totalement à jouer avec les hommes. Ici, elles vont pouvoir s’entraîner ensemble et pouvoir se développer ensemble. Elles vont pouvoir aussi développer leurs habiletés de leadership pour la suite de leur parcours ensemble et ça, c’était une priorité pour nous de le faire parce qu’on sait que c’est une grande valeur. Si on pense à long terme, peut-être que ces jeunes passionnées vont redonner au baseball par la suite, en étant entraîneures ou dirigeantes d’association. On va aussi les préparer pour la suite des choses », ajoute-t-il.

De son côté, Éléonore Deblois, de Québec, fait partie de la première cohorte dite « de rodage ». Elle ne regrette pas du tout de s’être exilée de son patelin à 16 ans.

« J’étais tellement contente quand j’ai su ça parce que ça fait longtemps que je suis dans le baseball féminin et nous n’avions pas assez de structures pour se développer. Mon objectif, c’est de poursuivre le plus longtemps possible dans les équipes du Québec pour aller faire des championnats canadiens. Pour d’autres filles, l’objectif est d’atteindre l’équipe nationale. Lorsque je fais une introspection en tant que joueuse, je ne suis pas la même joueuse que j’étais au jour 1. Être ici nous permet vraiment de se développer en tant que joueuse et dans tous les aspects de mon jeu, j’ai vu de l’amélioration », témoigne-t-elle.

« Déménager à Trois-Rivières a amené un tout nouvel aspect dans ma vie. J’assiste à mes cours le matin et l’après-midi, on vient s’entraîner ici (Baseball 360). On est vraiment bien encadré, autant au niveau académique qu’au niveau baseball. »

Un environnement sain prendra vie par le biais des entraîneurs, ainsi que l’expertise d’une équipe de soutien intégré tel qu’un kinésiologue, une nutritionniste, un thérapeute sportif et un service de psychologie du sport.

 

 

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