L’église de Saint-Grégoire va retrouver la santé

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Par Marie-Ève Veillette
L’église de Saint-Grégoire va retrouver la santé
Les clochers de l'église de Saint-Grégoire doivent être réparés. Un premier le sera en 2021 (Photo : Marie-Eve Veillette)

BÉCANCOUR. L’église de Saint-Grégoire subira d’importants travaux au cours des cinq prochaines années. Dès 2021, un de ses deux clochers sera réparé. S’ensuivra une série d’autres rénovations dans les années subséquentes.

Le carnet de santé, réalisé à la fin de l’été par une firme d’architectes et par des ingénieurs, confirme une dégradation de l’état des clochers. L’un d’eux est particulièrement problématique, avec 70% de pourriture. L’autre présente un taux de pourriture d’environ 30%, rapporte Luc Lamothe, président d’assemblée de fabrique à la paroisse Notre-Dame-de-l’Espérance.

«On s’est rendu compte du problème l’an passé, quand Rogers a installé des antennes pour les cellulaires dans les clochers, raconte-t-il. L’entreprise nous a envoyé un avis nous demandant de les réparer car autrement, elle devrait enlever ses antennes. Or, c’est important pour nous de les garder parce que ça rapporte un bon montant mensuel à la Fabrique. On a donc embauché une firme d’architectes et d’ingénieurs pour faire faire le carnet de santé de l’église.»

C’est à partir de ce carnet que sera déterminé l’ordre des travaux à réaliser, poursuit M. Lamothe: «Il y aura beaucoup de choses à faire, alors on ira par priorité. La plus importante, c’est le clocher pourri à 70%. Sa réparation devrait coûter autour de 400 000$».

La firme d’architectes ayant réalisé le carnet de santé aura aussi le mandat d’épauler la fabrique et la paroisse dans la suite des choses. «Cette semaine, on a une réunion de marguilliers pour accepter le carnet de santé et les travaux [proposés]. On autorisera aussi la firme (Demers et Pelletier) à gérer le projet en notre nom. C’est elle qui demandera les soumissions pour les réparations et s’occupera de la surveillance des travaux pour s’assurer que tout soit exécuté selon les normes.»

Dans un monde idéal, ajoute M. Lamothe, il faudrait que les soumissions soient acceptées d’ici le mois de décembre. C’est à ce moment, dit-il, qu’il est possible de placer une demande de financement auprès du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

En vertu du Programme visant la protection, la transmission et la mise en valeur du patrimoine culturel à caractère religieux, la fabrique serait admissible à une subvention représentant 80% du coût des travaux. Elle s’est d’ailleurs prévalue de ce programme pour la réalisation du carnet de santé et l’évaluation des travaux. Elle a obtenu 40 000$.

Campagne de financement

Même si 80% des dépenses du projet seront absorbées par Québec, il n’en demeure pas moins que la fabrique devra débourser les 20% restants. Cela représente  environ 140 000$, puisque le projet total est évalué à 700 000$ (400 000$ pour le premier clocher et 300 000$ pour le reste des travaux, qui comprennent entre autres la réfection du deuxième clocher, du pavage et de la peinture).

Une campagne de financement sera menée dans les prochains mois pour permettre à la paroisse de ne pas épuiser ses réserves pour ce projet. «On pensait la démarrer cet automne mais finalement, on s’est dit que les gens pourraient les confondre avec la dîme qu’on envoie au même moment. On a préféré séparer les deux», explique M. Lamothe.

 

Le saviez-vous?

L’église de Saint-Grégoire-le-Grand date de 1803. Elle est classée monument historique depuis 1957 et constitue la plus vieille église du diocèse de Nicolet.

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