Virage technologique à la Ferme Longval

Photo de Audrey Leblanc
Par Audrey Leblanc
Virage technologique à la Ferme Longval
Jeason Longval devant l'un des robots de traite en action.

AGRICULTURE. La Ferme Longval, située au Grand-Saint-Esprit, a effectué un virage technologique il y a quelques mois. Trois robots de traite ont été installés dans l’entreprise familiale.

Le troupeau compte environ 440 bêtes, dont quelque 150 vaches en lactation. Celles-ci circulent librement à l’intérieur d’un périmètre défini. Elles se font traire plusieurs fois par jour lorsqu’elles se rendent au robot. Une portion de grains leur est servie pendant que la machine récolte le lait. Il s’agit d’un système automatisé qui envoie même des alertes au propriétaire sur son téléphone cellulaire quand une situation anormale survient.

«Je trouve que les animaux sont moins nerveux depuis, constate Jeason Longval, qui est la relève de l’entreprise et l’arrière-petit-fils du fondateur. Les vaches sont plus confortables. Pour nous, la priorité, c’est qu’elles vont se faire traire. Elles ont du grain quand elles y vont, c’est une sorte de récompense pour elles. Le but, c’est qu’elles y aillent trois fois par jour.»

«C’est un investissement qu’on a fait aussi pour nous, ajoute-t-il. Ça nous permet d’avoir plus de flexibilité dans notre horaire. On n’est plus contraints d’être là toujours aux mêmes heures pour faire la traite. Ça se fait tout seul et on peut investir ce temps-là ailleurs. Ça nous prend deux fois moins de temps et on n’a pas besoin d’être autant de personnes pour faire la traite. C’est une économie de temps et de personnel.»

En plus des trois robots de traite, la Ferme Longval est aussi munie d’un robot qui prépare et donne le lait aux veaux. «C’est une station avec une tétine qui lui permet de boire la quantité de lait dont il a besoin quotidiennement, explique Jeason. Encore une fois, ça se fait tout seul. Chaque veau a un numéro à l’oreille qui permet de l’identifier.»

La machine reconnait donc le numéro et lui fournit la quantité de lait à laquelle le veau a droit chaque jour. Le veau peut revenir à la machine autant qu’il le désire durant la journée, mais quand sa portion de lait est bue, la machine ne lui fournira pas plus de lait. La quantité de lait est ajustée au fur et à mesure que le veau grandit.

Tout cet équipement à la fine pointe de la technologie facilite grandement le travail à la ferme. Il s’agit d’un important investissement, certes, mais qui offre de meilleures conditions de travail à la relève. Pour Jeason, ce virage technologique est aussi une source de motivation pour garder vivante l’entreprise fondée par son arrière-grand-père.

Pour ne rien manquer, suivez Le Courrier Sud sur Facebook!

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires