Une impasse inévitable

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Par Sebastien Lacroix
Une impasse inévitable
Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

BILAN. Le député de Nicolet-Bécancour estime que 2014 aura été une année riche en rebondissements sur le plan politique.

En pré-campagne électorale dès les premiers mois de l’année, il voyait la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’effacer petit à petit, alors que le parti était au plus bas dans les sondages, pour finalement revenir en force et pratiquement former l’Opposition officielle.

Le contexte d’austérité dans lequel le Québec se retrouve plongé était en quelque sorte inévitable à son avis, alors que le PQ et le PLQ «se sont fait élire sous de fausses représentations».

«Quand on a un taux d’imposition le plus élevé, la dette la plus élevée, une économie moins prospère et une bureaucratie plus lourde, ça ne peut pas ne pas nous mener à une impasse», analyse Donald Martel.

Il estime toutefois que ce n’est pas seulement aux contribuables d’en payer la note, mais au gouvernement libéral de stimuler l’économie. «Ils n’ont aucun plan de match pour le développement économique», déplore le député.

Les récentes coupes dans les budgets des centres locaux de développement (CLD) feront très mal sur le plan économique, estime Donald Martel, qui a dirigé le CLD de Nicolet-Yamaska pendant plusieurs années avant de se lancer en politique.

«Ils ont un apport considérable pour partir de nouvelles entreprises, les faire progresser ou les redresser, indique-t-il. Je connais au moins trois entreprises de 50 employés et plus dans Nicolet-Yamaska pour lesquelles le CLD a joué un rôle fondamental».

Turbulences à venir

Avec les nombreuses réformes annoncées en Santé, en Éducation et dans le monde municipal, le député Donald Martel croit que 2015 sera une année de «grandes turbulences».

Il faut dire que la fonction publique sera grandement affectée et que la colère risque de gronder avec l’offre du gouvernement de geler les salaires pour deux ans, suivi d’une augmentation de 1% par année pendant trois ans, et d’augmenter l’âge de la retraite de 60 à 62 ans.

Le député de la CAQ croit plutôt que la solution serait de ne pas remplacer 10% des départs à la retraite des 220 000 employés de l’État que ne donne pas de soins, soit 22 000 travailleurs.

Sur le plan économique, le député estime que les libéraux auront un bon test avec les nombreux projets sur la table, tels qu’IFFCO, Quest et SLNGaz. «Nous avons un parc industriel qui a un grand potentiel pour de l’industrie lourde au Québec, souligne-t-il. Le gouvernement n’a plus le choix. Il faut qu’il score».

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