Un référendum pourrait empêcher l’expansion du camping Port St-François

Par superadmin
Un référendum pourrait empêcher l’expansion du camping Port St-François
Le Camping Port St-François veut échanger un terrain qui lui appartient (zone 4) contre des terres d'un agriculteur (zones 1-2-3) pour y développer de nouveaux sites de camping. Si le projet est bloqué

Voulant prendre de l’expansion pour répondre à la demande grandissante, le camping Port St-François se heurte à un mur. En effet, vingt-neuf résidents habitant à proximité ont signé le registre obligeant la tenue d’un référendum concernant la modification d’un zonage permettant l’agrandissement du camping. Vingt signatures étaient requises.

En tout, il s’agit d’un projet représentant un investissement de 250 000$ visant à augmenter progressivement le nombre de sites de camping avec services au cours des prochaines années, en plus d’éventuellement y transférer le bâtiment où des activités animées ont lieu, notamment.

Les nouveaux espaces seraient aménagés sur des terrains situés à l’arrière du camping, soit vers le rang des Soixante (zones 1-2-3).

Les voisins mal informés?

«Les gens ont peur parce qu’ils ont été mal informés. Ils croient qu’on veut agrandir vers chez eux, mais c’est tout le contraire, nous voulons prendre de l’expansion encore plus loin de leur maison», estime David Gallant, un des trois propriétaires de l’entreprise familiale implantée à Nicolet depuis plus de soixante ans et qui embauche environ 11 employés annuellement. «Certains nous demandent pourquoi nous ne faisons pas notre projet sur un terrain qui nous appartient (zone 4), chose que nous voulions faire au départ. Or, la Commission de la Protection du Territoire Agricole du Québec (CPTAQ) a refusé notre demande, car cette terre se retrouverait alors enclavée, soit sans accès», note-t-il. Ainsi, les propriétaires du camping ont convenu d’échanger ce terrain (zone 4) contre une partie d’un terrain voisin, appartenant à un agriculteur (zones 1-2-3). Or, avant de pouvoir faire une demande à la CPTAQ pour aller de l’avant avec cette alternative, la Ville doit modifier le zonage de cette partie de terrain pour permettre une telle activité dans ce secteur, d’où la consultation populaire. «Si le projet ne passe pas, c’est simple, nous développerons sur un terrain qui nous appartient déjà, mais qui est boisé à l’heure actuelle (zone 5). Et à ce moment-là, nous nous retrouverons beaucoup plus près des maisons!», soutient M. Gallant.

Comme une campagne électorale

Visiblement inquiet que le projet d’agrandissement du camping ne voit pas le jour, David Gallant a demandé au maire de Nicolet, lors du conseil municipal du 12 octobre dernier, combien de personnes étaient habiles à voter lors du référendum.

«Environ 80 à 90 personnes sont concernées par le référendum. Maintenant, ce qu’il faut comprendre, c’est que souvent les personnes contre le projet se déplacent davantage que celles qui sont en faveur», a laissé entendre M. Drouin, assurant toutefois ne pas prendre position dans le débat. «Vous devrez alors faire valoir vos idées comme dans une campagne électorale si vous voulez gagner», a-t-il souligné. À ce titre, David Gallant croit que le meilleur moyen serait de pouvoir discuter directement avec les opposants. «Un citoyen est d’ailleurs venu me rencontrer et il a très bien compris le projet. J’invite donc les autres à faire de même et à venir nous voir au camping n’importe quand. Nous ferons une visite des lieux et je pourrai expliquer le tout et beaucoup mieux les informer», avance-t-il.

Notons que le référendum pour la modification du zonage aura lieu le 19 décembre prochain.

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