Un projet de 2M$ sur le boulevard

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Par Sebastien Lacroix
Un projet de 2M$ sur le boulevard
Marie-Josée Rousseau et Sylvain Thibodeau

INVESTISSEMENT. Un autre chantier majeur s’est mis en branle sur le boulevard Louis-Fréchette, à Nicolet, sur un terrain vacant situé en face du Centre des arts populaires et de la cathédrale.

Le projet d’environ 2 millions $ permettra au Centre funéraire J.N. Rousseau & frère d’y ériger son tout nouveau complexe qui doit ouvrir ses portes à l’été 2017. Celui-ci aura 13 000 pieds carrés de superficie, presque le triple de son édifice actuel.

Après avoir fait réaliser des tests de sol, l’hiver dernier, l’entreprise a eu la  confirmation que la portance du sol était convenable. Le chantier a débuté il y a quelques jours avec des travaux de défrichage et d’excavation.

D’ici le temps des Fêtes, la structure du bâtiment doit être montée et les murs devraient être fermés et la finition devrait se faire à l’hiver et au printemps. Les travaux seront réalisés par des entreprises de Nicolet, soit Construction G. Therrien, pour la bâtisse, et J.P. Doyon pour la préparation du terrain. Les plans ont été préparés par l’architecte Éric Charbonneau de la firme trifluvienne Atelier Zinc Architecture inc.

Le terrain de 80 000 pieds carrés (400 pieds de façade par 200 pieds de profondeur), entre le Musée et le Grand Séminaire, est la propriété de l’entreprise dans son entier. Aucun autre commerce ne pourra donc se construite sur cette portion, si ce n’est qu’un éventuel agrandissement du complexe. Un espace a d’ailleurs été réservé à cette fin, mais rien n’est prévu en ce sens à court ou moyen terme.

En plus de la bâtisse, un grand stationnement pouvant accueillir une centaine de voitures sera aménagé. C’était un manque à l’emplacement actuel où les gens devaient se stationner dans la rue.

En plus d’un garage et d’un laboratoire, le futur complexe funéraire comprendra deux salles d’exposition avec chacune leur salon privé. Un coin pour les enfants sera aussi aménagé, ainsi qu’une salle de réception d’une capacité de 150 à 170 personnes qui sera très lumineuse.

Les familles pourront aussi honorer la mémoire du défunt ou de la défunte à un Mémorial où se tiendront les cérémonies. L’endroit aura une capacité de 160 places assises et une caméra permettra aux membres de la famille qui sont à l’extérieur d’y assister via Internet.

Une section sera aussi réservée pour un columbarium intérieur. «Avec une carte d’accès, les gens pourront même aller se recueillir en dehors des heures d’ouverture. Présentement, les gens doivent nous avertir qu’ils viendront à tel moment pour que nous leur ouvrions les portes», précise Marie-Josée Rousseau.

Comme la nouvelle construction est située dans un secteur institutionnel, la Ville de Nicolet a adopté un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) avant de délivrer le permis afin de s’assurer que celle-ci s’agence avec le Musée du monde et le Grand Séminaire.

Pour ce qui est du bâtiment actuel, à l’angle du boulevard Louis-Fréchette et de la rue de Monseigneur Lafortune, il n’a toujours pas trouvé preneur. Il sera mis en vente après le déménagement de Rousseau & frères dans les nouvelles installations.

Un peu d’histoire

Il s’agira du troisième salon funéraire de l’entreprise qui avait été fondée par Joseph Napoléon Rousseau, en 1924. Au départ, les expositions se tenaient dans la maison des défunts: une pratique répandue à cette époque.

C’est en 1951 que J.N. Rousseau a transformé la résidence familiale en salon funéraire. L’endroit, qui était situé sur la rue Notre-Dame, a été démoli au cours de l’été. L’entreprise a opéré dans ce bâtiment jusqu’en 1965, date à laquelle elle est déménagée dans l’édifice actuel où elle aura accueilli les familles endeuillées pendant plus d’un demi-siècle.

Guy Rousseau avait repris l’entreprise opérée par son père et sa mère, en 1976, avant de travailler avec sa femme Pierrette. Le Centre funéraire est maintenant entre les mains de sa fille Marie-Josée qui travaille avec son conjoint Sylvain Thibodeau. Leur relève est d’ailleurs assurée puisque leur fille Stéphanie Thibodeau est la quatrième génération de thanatologue.

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