Monorail suspendu: de nombreux avantages pour le Québec

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Par Sebastien Lacroix

Selon la présentation faite par TrensQuébec, le projet de monorail suspendu comporterait de nombreux avantages pour le Québec, et ce, autant sur le plan économique que culturel.

D’abord, le monorail suspendu serait trois fois moins cher qu’un TGV. En étant dans les airs, le projet de monorail éviterait des coûts faramineux liés à la construction des assises des rails de chemin de fer nécessaires à la stabilité de la voie d’un TGV. Sans compter que la présence d’un TGV nécessiterait la construction de ponts, de tunnels et de viaducs pour l’enjamber.

Le monorail n’aurait pas non plus besoin d’être déneigé l’hiver et pourrait affronter les tempêtes, contrairement à un TGV qui ne pourrait pas garantir son fonctionnement durant les hivers québécois.

Le monorail ne nécessiterait pas non plus d’achat de terrain puisque les pylônes d’acier, encrés dans des fondations de béton, et les infrastructures qui le soutiendraient à une dizaine de mètres de hauteur, pourraient être installés entre les voies des autoroutes, aux abords d’une route existante, au beau milieu d’un boulevard urbain ou par-dessus un pont.

TrensQuébec évalue le coût de mise en place du monorail entre 5 à 7 millions $ par kilomètre, comparativement à 48 millions le kilomètre pour un TGV. De plus, les unités de transport coûteraient 1 million $ contre 500 000 $ pour un autocar.

Rapprocher les régions du Québec

La vitesse de croisière projetée du monorail bidirectionnel est de 250 kilomètres à l’heure. Les passagers pourraient ainsi faire le trajet Québec-Montréal en dedans d’une heure.

De plus, plutôt que d’attendre jusqu’à 250 passagers avant de partir, comme le TGV, le monorail n’en aurait besoin que de 60 et offrirait ainsi plus de départs, plus souvent.

«Québec deviendrait la banlieue de Montréal et Montréal la banlieue de Québec», lance-t-on dans la vidéo promotionnelle qui a déjà été visionnée par près de 390 000 visiteurs sur le site Web de TrensQuébec. Plus de 40 000 personnes ont déjà voté pour le déploiement du Monorail à travers le Québec en se rendant sur trensquebec.qc.ca.

TrensQuébec projette que le monorail s’implante par la suite dans toutes les régions du Québec, d’Est en Ouest et du Sud au Nord, reliant Hull à Sherbrooke, Montréal à Rimouski, en passant par Drummondville et Trois-Rivières, puis St-Georges de Beauce à Saguenay.

Dans la région, des gares seraient projetées à Victoriaville, Drummondville et St-Hyacinthe, en plus d’un lien vers Trois-Rivières et Shawinigan, via le pont Laviolette. La première ligne serait toutefois construite entre les centres-villes de Trois-Rivières et de Montréal, via l’autoroute 40.

Un projet rentable?

TrensQuébec estime que son projet serait rentable et pourrait se payer en moins de 20 ans d’opération avec seulement le revenu provenant des passagers. L’objectif serait de récupérer 15% de gens qui voyagent quotidiennement entre Montréal et Québec, soit environ 5000 passagers par jour en moyenne, qui paieraient 70$ pour un aller simple.

À cela s’ajouteraient les revenus qui sont liés au transport des marchandises, ceux tirés du développement de la technologie à travers le monde, ou encore le développement de trains de banlieue pour désengorger Montréal ou Québec-Lévis.

D’importantes retombées économiques

Selon un rapport produit par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), la réalisation du projet de monorail engendrerait la création de 90 000 emplois et pas moins de 4 milliards $ en salaire.

L’IREC estime aussi que les différents éléments nécessaires à sa réalisation pourraient facilement être construits au Québec avec la présence de nombreuses entreprises liées à l’acier, que ce soit dans la production, la transformation l’usinage ou l’assemblage. (SL)

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