Martine Gervais Langlois aura 108 ans en décembre

Par Claude Thibodeau
Martine Gervais Langlois aura 108 ans en décembre

RECONNAISSANCE. Normal, à cet âge vénérable qu’elle puisse éprouver un problème de surdité. Mais Martine Gervais Langlois, 107 ans, n’a cependant pas la langue dans sa poche. Elle s’est montrée volubile aux personnes qui se sont adressées à elle, à l’occasion d’une célébration tenue en son honneur.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel de la Municipalité de Villeroy et de la Table de concertation des aînés de L’Érable désireux de rendre hommage à la doyenne de Villeroy, native de Parisville, qui soufflera 108 bougies à la fin de décembre.

«Cet hommage, pour la Municipalité, était très important, a confié le maire Michel Poisson, avant la cérémonie. Mme Gervais Langlois a été très impliquée dans la communauté.»

On avait aussi souligné ses 100 ans à l’époque. «Étant une personne simple, humble, elle n’y tenait pas trop. Mais nous avions organisé une petite fête chez elle», a rappelé le maire de Villeroy.

Martine Gervais Langlois a fait son entrée dans la salle Firmin-Roy (l’ancienne église) sous les applaudissements des personnes présentes.

Au micro, la conseillère municipale et administratrice à la Table de concertation des aînés de L’Érable, Léonile Fortin, lui a souhaité la bienvenue. «Nous avons eu beaucoup de plaisir à préparer cette petite fête, lui a-t-elle dit. Nous sommes très contents de votre présence.»

«Je suis très contente d’être ici, a confié la plus que centenaire. Je reconnais des visages, mais j’en oublie les noms.»

L’abbé Serge Lavoie a d’abord été invité à s’exprimer. «On m’a dit qu’il était jeune et gentil le curé», a souligné la dame.

Le prêtre, en poste depuis près d’un an dans la communauté, s’est dit heureux de la rencontrer. «Je découvre la paroisse. Je suis heureux, après un an, de faire encore de belles découvertes. Merci de nous donner le goût de vivre, d’aller encore plus loin et de croire qu’on peut vivre encore longtemps aujourd’hui», lui a-t-il exprimé.

Le député fédéral de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, s’est ensuite approché, s’étonnant de la volubilité de la dame. «Il est rare de voir un ou une centenaire parler plus que les politiciens», a-t-il blagué, tout en lui remettant à l’avance sa carte de fête (un certificat).

Enfin, le maire Michel Poisson a pris la parole, qualifiant de cet hommage à la doyenne de «moment privilégié et exceptionnel».

«Il s’agit d’une rencontre qui se veut en toute amitié et avec une grande reconnaissance pour tout ce que vous avez apporté autour de vous tout au long de votre vie», lui a-t-il dit.

Même si elle réside maintenant dans un centre d’hébergement d’une municipalité voisine (Lyster), Martine Gervais Langlois, a longtemps vécu à Villeroy. Native de Parisville, elle s’est établie à Villeroy à la fin des années 1930. «Elle est arrivée en 1938 pour enseigner dans une école de rang. Elle gagnait à l’époque 125 $ par année, a relaté le maire Poisson. Deux ans plus tard, elle a épousé Joseph Langlois, devenant ainsi assistance du bureau de poste tenu par son mari qui est décédé en 1992.»

La doyenne de presque 108 ans n’a pas craint de s’engager dans sa communauté. Elle a occupé la présidence du Cercle des fermières. Elle a été responsable des collectes de la Croix-Rouge (maintenant Héma-Québec). Elle a aussi participé à la formation du club de l’âge d’or en plus de s’engager dans le projet d’aqueduc.

«Son nom est synonyme de respect et de longévité. Merci d’avoir été une pionnière de la première heure pour notre municipalité. Je vous souhaite santé et paix», a conclu le maire de Villeroy.

Une fois les discours terminés, un dîner, préparé par les bénévoles de la municipalité, a été servi à la doyenne et aux invités.

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