Le doublement de l’A-55 serait écarté

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Par Sebastien Lacroix
Le doublement de l’A-55 serait écarté
Entre le boulevard des Acadiens et la route 226

TRANSPORT. La lumière au bout du tunnel qu’on commençait à entrevoir dans le dossier du doublement de l’autoroute 55 vient de se refermer.

Après avoir laissé sous-entendre qu’il tenterait d’inclure le projet dans le prochain Plan Québécois des Infrastructures (PQI), voilà qu’on apprend que le ministre des Transports, Laurent Lessard, privilégierait maintenant des améliorations ciblées.

C’est ce qui transpire d’une rencontre qu’il a eue avec le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, qui voulait s’assurer que le doublement de l’A-50, entre Mirabel et Ottawa, ne passe pas avant celui de l’A-55 qui est réclamé depuis de nombreuses années dans la région.

Le problème viendrait du fait qu’il n’y a pas assez d’argent dans les coffres pour réaliser le doublement entre le boulevard des Acadiens et l’autoroute 20, un projet qui serait évalué entre 300M$ à 400M$.

«Comme ils n’ont pas le budget nécessaire dans le PQI pour le doublement, ils préfèrent faire des travaux pour éliminer les zones dangereuses, soit des endroits où il y a des courbes et où la visibilité est mauvaise, explique le député. J’imagine que ça devrait se traduire par des voies de dépassement et des élargissements à des endroits stratégiques.»

L’option de réaliser le projet par phases semble aussi écarter. «Selon ce que j’ai compris, ils ont éliminé l’option de procéder à son doublement sur sa grandeur, même par étape», indique Donald Martel.

Pourtant, lors de son passage à Bécancour, il y a quelques semaines, le ministre admettait lui-même qu’avec plus de 16 000 véhicules par jour, le tronçon entre Saint-Grégoire et Saint-Célestin est tout près du point de saturation. La fluidité du trafic cette portion de l’autoroute est d’ailleurs qualifiée de «difficile» (E), à l’heure de pointe, et «acceptable» (D), le reste du temps.

Il faisait également valoir que l’aspect économique en est un fondamental sur lequel le gouvernement devait se pencher pour évaluer le projet. Les Chambres du commerce de la région sont d’ailleurs à préparer un dossier pour approfondir cet argumentaire.

D’autres alternatives à explorer

Même s’il est déçu par l’orientation prise par le gouvernement, le député n’entend pas baisser les bras pour autant.

Il aimerait d’ailleurs que d’autres solutions moins dispendieuses soient étudiées pour réduire le coût du projet de doublement de l’autoroute. «Comme ça se fait aux États-Unis, est-ce qu’il y a moyen de paver moins large et de mettre un garde-fou au milieu. Est-ce qu’on est obligé d’avoir le gros projet avec un terre-plein ou un muret central?», soulève le député de la CAQ.

Le ministre Lessard serait semble-t-il ouvert à envisager d’autres alternatives moins coûteuses. «Il m’a dit qu’il n’est pas fermé à ça et qu’il allait regarder s’il y a d’autres possibilités, raconte Donald Martel. Je vais continuer de le questionner sur le sujet».

 

Dates à retenir

1967 Ouverture du pont Laviolette
1970 Construction entre pont et Saint-Célestin
2003 Prolongement de Saint-Célestin à Saint-Wenceslas
2007 Prolongement du 9e rang à l’autoroute 20
2011 Pose d’une bande rugueuse
2016 Voie de dépassement à Saint-Célestin
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