La «deuxième vie» de Georges Hamel

Par superadmin

Avant de combattre un cancer de la moelle osseuse terriblement agressif, le chanteur country George Hamel avait joué une dernière fois à Sainte-Françoise en avril 2009, d’où il est originaire.

Dans les semaines qui ont suivi, son rêve, c’était de vaincre cette maladie et de remonter sur scène où il l’avait laissée: dans son village natal. Le 11 juin, l’artiste a concrétisé cette ambition et lui a donné une signification encore plus grande. Non seulement il a offert un spectacle à quelque 300 personnes à cet endroit, mais il l’a fait au profit de la Fondation québécoise du cancer et a ainsi amassé 6789,03$.

«J’avais tout pour mourir»

C’est en mai 2009 que le gentleman du country a dû faire face à l’annonce de la maladie.

«Lorsque l’on m’a annoncé le diagnostic du cancer, ma vie a chaviré. Or, je suis demeuré froid et j’ai dit que le cancer ne serait pas mon ennemi, mais mon compagnon de vie. À un moment donné, il va me laissé tranquille», se rappelle M. Hamel.

Cependant, le chemin a été long et ardu.

«Lorsqu’est venu le moment de procéder à l’autogreffe. Mon médecin m’a dit: vous connaissez les risques d’une telle intervention? J’ai répondu que c’était mes propres cellules, alors qu’il ne devait pas y avoir de problèmes. Mais non, il m’a affirmé que j’avais 5% de chance de décéder sur le coup ou que mon cerveau, mon foie, mon cœur ou ma rate soient affectés ou encore que je perde la vue, la voix», raconte le chanteur, qui a 43 disques à son actif.

Courageusement, sans hésiter, l’artiste et amoureux de la vie a choisi de subir le traitement. Et ce, deux fois plutôt qu’une. En tout, il aura été hospitalisé pendant 60 jours afin de contrôler son cancer à l’aide, notamment, de chimiothérapie et de médicaments qui causent énormément d’effets secondaires.

«À la St-Valentin 2010, j’étais toujours hospitalisé et je souffrais d’une péricardite, d’une pneumonie double, mon système immunitaire était à plat, ma pression était tombée. J’avais tout pour mourir. Ils ont dû me réanimer », note-t-il.

Le lendemain, le médecin est venu le voir et lui a dit qu’il l’avait échappé belle.

« J’ai enlevé mon masque et je lui ai demandé de s’approcher. Je lui ai dit: mais qu’est-ce que vous mettez dans cette chimiothérapie? Du diesel mélangé à du naphta? J’étais peut-être mal en point, mais au moins, j’ai toujours conservé le sens de l’humour!», dit M. Hamel.

Une semaine plus tard, le musicien sortait de l’hôpital, sans aucun poil sur le corps et la peau grandement affectée par les traitements. «Ils m’ont dit: Rentrez chez vous, faites des disques et allez faire de l’argent! Alors, j’ai dit d’accord, c’est ce que je vais faire», rit-il.

Une deuxième vie

Le cancer de la moelle osseuse ne se guérit pas, mais il se contrôle. Aujourd’hui, celui M. Hamel est endormi à 100%. «À ma sortie de l’hôpital, j’étais comme un bébé naissant. C’est ma deuxième vie que je fais làcroit-il. «Je remercie le Tout-Puissant d’être encore parmi vous», a déclaré le chanteur country.

«Les traitements ont fonctionné, mais ça n’a pas été facile. Cette maladie, ça brise une vie, ça atteint le noyau de la famille. Pour ma part, j’ai été chanceux, tout le monde a été là pour moi et ne m’a pas oublié», a-t-il assuré avant s’arrêter quelques secondes pour vivre un instant d’émotion.

Depuis, Georges Hamel a composé 19 chansons en vue d’enregistrer son 44e album en carrière à l’automne prochain. D’ici là, quelques spectacles sont à l’horaire: le 14 juillet à l’Expo de Trois-Rivières, le 12 août à l’Expo de Victoriaville, le 24 septembre à New Richmond, le 8 octobre à Témiscouata et le 15 octobre à Drummondville. Pour plus de détails: www.georgeshamel.com

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