Enrochement des berges : réduire à 0% la part des municipalités ?

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Par Sebastien Lacroix
Enrochement des berges : réduire à 0% la part des municipalités ?
Ste-Monique a réussi à réduire sa part de 25 % à 10 %

Le conseil municipal de La Visitation-de-Yamaska souhaite ramener à 0% la part des municipalités dans le cas où un enrochement des berges est nécessaire pour des questions de sécurité publique.

Lors du dernier conseil de la MRC de Nicolet-Yamaska, le maire Sylvain Laplante a demandé à ce que la résolution adoptée en ce sens par sa municipalité soit débattue en atelier lors du congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

C’est qu’avec les glissements de terrain qui surviennent chaque année dans le rang St-Pierre, en raison de l’érosion, le conseil municipal de La Visitation devra éventuellement procéder à des travaux d’enrochement.

Les élus ont demandé qu’une intervention soit faite rapidement parce qu’ils considèrent qu’il y a des risques imminents pour la route, les résidences et les bâtiments de ferme qui sont à proximité.

Pour le moment, le ministère de la Sécurité publique refuse d’autoriser les travaux. «Des experts se rendent sur place chaque année pour évaluer la situation, assure la directrice générale, Suzanne Bibeau. Nous voulons que ce soit fait à titre préventif, mais ils nous disent qu’il n’y a pas urgence d’agir».

On s’assoit et on attend ?

Le problème, c’est qu’avec une population d’à peine 350 résidents, le conseil de La Visitation craint que sa capacité d’investissement soit compromise s’il doit contribuer financièrement à la réalisation des travaux d’enrochement.

Le maire Sylvain Laplante s’appuie sur l’exemple de la municipalité voisine, où des travaux d’enrochement sont en cours. Après avoir fait faire une étude de précarité, Ste-Monique a réussi à réduire sa part de 25 % à 10 %, ce qui représente tout de même une facture de 450 000 $.

«Même si c’est 10 %, qu’est-ce que nous pouvons faire quand on doit payer un tel montant avec une population comme la nôtre ? On s’assoit les bras croisés et on attend pendant 10 ans?, illustre le maire de La Visitation. Il n’y a plus rien qu’on puisse faire».

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