Du rêve à la réalité

Par Joanie Mailhot
Du rêve à la réalité
À la Ferme du Plat-Pays

AGRICULTURE. Passer de consultante en informatique à agricultrice représente un important changement au niveau du mode de vie. Malgré tout, installée à Saint-Léonard-d’Aston depuis juillet 2016, Pascale Martin est convaincue d’avoir fait le bon choix.

«Ce que je vis aujourd’hui, c’est ce que je racontais que je voulais faire», affirme-t-elle, admettant tout de même que son train de vie actuel est différent de celui qu’elle avait à Montréal et qu’il a fallu s’adapter à ces changements.

Une chose était claire dès le départ pour Mme Martin: elle ne revenait pas dans la région dans le but de faire beaucoup d’argent. «Je souhaitais trouver un style de vie qui serait proche de mes valeurs et qui me permettrait de prendre une retraite sans souci», fait-elle valoir.

Son travail à la Ferme du Plat-Pays concerne principalement la chèvrerie. Ses tâches consistent à gérer la génétique, les boucs, les mises bas, etc. «Il y a beaucoup de gestion et de régie à faire, qu’on pense seulement à tout ce qui a trait à la santé et l’hygiène», note Pascale Martin.

L’entreprise a deux volets, soit la production laitière bovine et la production laitière caprine. Au total, la chèvrerie compte 6 parcs de près d’une trentaine de chèvres chacun. Présentement, 90 chèvres attendent des bébés. Du côté de la ferme laitière, on dénombre une cinquantaine de vaches.

Pascale Martin est une femme proactive. Elle est donc ouverte à développer de nouveaux projets à la ferme, pour le futur. «Est-ce qu’on pourrait, par exemple, penser à de la transformation? On pourrait aussi s’ouvrir à des partenariats, voir quelle forme cela pourrait prendre, évoque-t-elle. Cependant, pour le moment, la priorité est de ramener les opérations. Je suis arrivée seulement depuis juillet, donc je dois me laisser du temps.» Elle laisse aussi planer l’idée de développer éventuellement un volet agrotouristique.

L’agricultrice admet toutefois que son projet à la ferme risque de probablement prendre une forme différente de celle qu’elle avait imaginée. «Je me rends compte que mon frère a des compétences que moi je n’ai pas. On se répartit l’ouvrage en tentant de se rendre service l’un l’autre. Par exemple, les technologies, c’est plus son domaine, tandis que moi j’ai un bon réflexe au niveau des communications.»

Depuis l’automne, elle combine également son «ancienne vie» à son travail d’agricultrice. En effet, elle a, entre autres, obtenu un contrat avec son ancien employeur Miyagi inc., emploi qu’elle peut facilement réaliser à distance, dans sa maison louée de Saint-Léonard-d’Aston.

D’ailleurs, comme ce ne sont pas les projets qui manquent, Pascale Martin n’exclut pas la possibilité de se relocaliser dans la maison familiale, qu’elle transformerait en maison multigénérationnelle. «L’année 2017 est vraiment une année où notre famille se tourne vers l’avenir», conclut-elle.

Émission Format familial

L’histoire de Pascale Morin a fait l’objet d’un tournage dans le cadre de l’émission «Format familial», qui sera diffusée ce mercredi 22 février à 19h30 sur les ondes de Télé-Québec, en rediffusion jeudi à 14h30 et samedi à 15h30.

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