De moins en moins de services pour la population de Bécancour-Nicolet-Yamaska

Par superadmin

SANTÉ. Le Syndicat des professionnelles de la santé Bécancour-Nicolet-Yamaska (SPSBNY-FIQ) déplore que depuis le début de la semaine, les plages horaires pour la prise de rendez-vous des électrocardiogrammes (ECG) viennent de diminuer, passant de cinq à deux jours par semaine.

Pour les trois jours manquants, les patients qui souhaiteront obtenir un rendez-vous devront se déplacer à l’extérieur du territoire de Bécancour-Nicolet-Yamaska.

«Quoi qu’en dise le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, sa profonde réforme du réseau de la santé a des impacts directs sur la qualité et l’accessibilité des services. Depuis quelques mois, on voit une diminution des services offerts à la population sur notre territoire et c’est extrêmement préoccupant», affirme Nathalie Perron, présidente du SPSBNY-FIQ.

Des services polarisés dans les grands centres ?

Pour la porte-parole syndicale, cette nouvelle coupure laisse les professionnelles en soins qui offrent les services ainsi que les patients qui les reçoivent dans une profonde incertitude. Rappelons qu’en juin, on apprenait qu’il n’y aurait plus de pneumologues sur le territoire de Bécancour-Nicolet-Yamaska et qu’au cours de l’été, les cliniques externes étaient fermées forçant la population à se déplacer ailleurs pour aller chercher les services.

«L’entrée en vigueur, cette semaine, des nouvelles plages horaires pour les ECG renforce notre crainte de voir de plus en plus de services être dispensés dans les grands centres au détriment de plus petits comme le nôtre», avance Mme Perron.

Les professionnelles en soins oeuvrant sur le territoire de Bécancour-Nicolet-Yamaska estiment qu’elles méritent de connaître les plans futurs pour les services qui seront dispensés sur leur territoire.

«Chaque jour, elles doivent non seulement vivre avec leurs propres craintes de ne pas savoir où elles offriront les soins aux patients, mais elles doivent également faire face aux nombreux questionnements de leurs patients. Questions auxquelles elles ont peu de réponses. La fusion des CSSS de la région est pratiquement chose faite et nous ne connaissons pas sa réelle incidence sur les services offerts sur notre territoire. Il est grand temps que les professionnelles en soins et la population de Bécancour-Nicolet-Yamaska obtiennent des réponses claires», mentionne Nathalie Perron. (J.M.)

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