Assemblée houleuse à Ste-Monique

Par superadmin
Assemblée houleuse à Ste-Monique
La session régulière du conseil municipal de Ste-Monique a donné lieu à des échanges corsés

Environ cinquante citoyens se sont déplacés lundi soir à la session régulière du conseil municipal de Ste-Monique. Ils voulaient connaître les raisons justifiant le non-renouvellement du bail de leur bureau de poste, une décision prise le 7 mai dernier par leurs élus.

Manifestement, les personnes présentes en avaient gros sur le cœur. Après que leur maire, Denis Jutras, eut mentionné que des problèmes de cohabitation étaient à l’origine de cette décision, un long débat s’est amorcé pour se conclure environ deux heures plus tard… par aucun compromis ou avancement dans le dossier.

Le maire Jutras a indiqué que la décision du conseil avait été prise pour améliorer les conditions de travail des employés municipaux. «Ça fait deux ans que l’on a des difficultés de cohabitation. On veut juste améliorer la situation et garder nos employés. La fin du bail ne signifie pas qu’on met la clé dans la porte du bureau de poste; le service va continuer», a-t-il expliqué.

Le déménagement du bureau de poste au domicile de la maître de poste, Monique Lavallée, a été soulevé. Cette solution, semble-t-il, ne fait pas l’unanimité, étant donné que Mme Lavallée demeure à l’extrémité du village. L’idée de le baser au dépanneur de la rue principale et celle d’implanter des boîtes postales ont aussi été évoquées, mais elles n’ont pas semblé plaire à la majorité non plus…

Le bureau de poste est installé au centre du village depuis juillet 2001. «C’est une pétition des citoyens qui a amené le service dans l’édifice municipal», a rappelé Mme Lavallée. «Tout allait bien jusqu’à ce qu’on change de directrice générale en 2005, a de son côté mentionné le conjoint de la maître de poste, Denis Frappier. Des employés ont alors commencé à fumer à l’intérieur du bâtiment, alors que c’est interdit. Le système de ventilation amène directement la fumée dans le bureau de la maître de poste, et ça l’incommode. Elle a demandé à la directrice générale de remédier à la situation, mais sans succès. Il a donc fallu faire appel à la police du tabac, qui a émis une infraction. Les fumeurs n’ont pas apprécié.»

Ce conflit semble avoir envenimé une situation déjà embrouillée entre le couple et la municipalité. C’est qu’au cours de l’hiver 2005-2006, M. Frappier et Mme Lavallée en ont eu assez de voir les motoneiges défiler à quelques pas de chez eux. Ils se sont présentés à une session régulière du conseil pour dénoncer la situation. Insatisfait des réponses obtenues, M. Frappier a alors amorcé une croisade qui n’est toujours pas terminée.

C’est du moins ce que les citoyens ont pu constater lundi soir, quand ce dernier leur a exposé sa vision de la situation par rapport à ces deux dossiers. «Le conseil municipal ne respecte pas la loi et ne sert pas les intérêts de ses citoyens. Il manque de transparence et le maire abuse de ses droits.»

Denis Frappier a profité de l’assemblée pour déposer une mise en demeure au conseil, une quatrième depuis quelques semaines concernant l’affaire du bureau de poste. Dans celle-ci, il demande aux élus d’entériner immédiatement une résolution lui permettant de rencontrer le comité sur les baux afin de discuter du bail du local situé au 249 rue Principale (le bureau de poste). Le maire Jutras a indiqué que le document serait remis à l’avocat de la municipalité.

Sous la suggestion des citoyens présents, M. Frappier a par la suite accepté de retirer ses mises en demeure si le maire proposait une entente. Ce dernier a répondu que le conseil municipal était en mode solution depuis le début, et que la meilleure était «le divorce».

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