Une histoire de passion et de rage de vivre qui n’ont pas d’âge

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Par Stéphanie Paradis
Une histoire de passion et de rage de vivre qui n’ont pas d’âge
Jeanne Tousignant et le prince de Miami, de Nicole Campeau. (Photo : courtoisie)

SAINT-LÉONARD-D’ASTON.  Pour son premier roman, Jeanne Tousignant et le prince de Miami, Nicole Campeau s’est inspirée de sa mère et de sa tante pour briser les clichés sur les gens âgés dans une œuvre de fiction que l’autrice qualifie d’anti-Harlequin. Jeanne Tousignant, qui ne fait pas dans la dentelle, promet de faire sourire, et peut-être même de faire… rougir!

« À 80 ans, Jeanne Tousignant apprend que le perfide Larry Coulson, le grand amour de sa jeunesse disparu depuis un demi-siècle, vit à Miami et est devenu un riche promoteur immobilier. Sa plaie vive de femme trahie s’ouvre comme au premier jour. Jeanne n’a alors qu’une idée en tête : retrouver Larry et lui régler son compte ». Jeanne entreprendra ainsi un road-trip vers la Floride et une chasse à l’homme à Miami aux côtés d’un de ses vieux amis, Léopold, ainsi que de sa sœur dépressive, Rose.

Nicole Campeau n’en est pas à son premier projet d’écriture. Après une carrière de journaliste et un parcours d’écriture vaste (nouvelles dans des revues littéraires, récits biographiques, écriture collective), Mme Campeau avoue que son vieux rêve, c’était d’écrire un roman, et c’est ce qu’elle enfin fait! « Comme l’autobiographie ne m’intéressait pas, j’ai puisé l’inspiration dans ma famille! », révèle Mme Campeau, faisant référence à sa mère et à sa tante qui ont permis de créer Jeanne (sa tante) et sa sœur Rose (sa mère), ses deux personnages principaux.

« Je me suis inspirée des deux femmes importantes de ma vie, de ma jeunesse. Je viens d’un milieu ouvrier, un milieu qui était toujours sur le party, d’une grosse famille, et Jeanne était ma tante préférée parce qu’elle était drôle, parce qu’elle était différente, parce qu’elle n’avait pas de filtre, raconte l’autrice. L’Office de la langue française, elle ne connaissait pas ça, et la pudeur non plus! »

Une histoire qui déjoue le temps

Amour, douleur, rage de vivre, humour, tendresse… ce sont les mots employés par Nicole Campeau pour décrire son roman qui déjoue le temps. « Dans cette écriture, j’ai voulu dépeindre la vieillesse, car souvent, quand les vieux ne sont pas des vedettes, ils sont invisibles. Pourtant, la passion, les désirs, les rêves, ça reste vivant tout au long de notre vie et ça peut être tout aussi intense chez les gens qui sont rendus à un âge vénérable », explique Mme Campeau.

« Je voulais aussi rendre hommage à toutes ces femmes qui ne feront jamais l’Histoire avec un grand H, mais qui sont quand même des personnages formidables », poursuit-elle. Elle pense à son personnage Jeanne qui est une femme née au début du siècle et qui a cassé les moules à sa manière.

« C’est une femme qui n’a pas d’éducation. Elle a travaillé dans une usine toute sa vie, mais elle a été une femme indépendante, une femme de caractère, une femme qui a voulu vivre sa vie comme elle l’entendait. J’ai voulu montrer des femmes fortes. On ne peut pas toutes passer à l’histoire, mais la petite histoire, elle, est faite de grands personnages. Je pense que Jeanne Tousignant en est un et j’avais envie de lui rendre hommage », conclut-elle.

Le roman Jeanne Tousignant et le prince de Miami est disponible dans trois points de vente de Saint-Léonard-d’Aston (Accomodation Boisclair, Au Poivre noir et la pharmacie Proxim), à la librairie l’Exèdre de Trois-Rivières ainsi que sur la boutique en ligne de la librairie.

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