Une enseignante de La Découverte signe une murale au centre-ville de Trois-Rivières

Marie-Eve B. Alarie
mbalarie@lecourriersud.com

Une enseignante de La Découverte signe une murale au centre-ville de Trois-Rivières
L'artiste trifluvienne Camilia Leclerc-Richard. (Photo : (Photo courtoisie - Culture Trois-Rivières))

RÉGIONAL. À l’âge de quatre ans, Camilia Leclerc-Richard peignait sa première œuvre – une fée – avec sa grand-mère, de qui elle retient sa fibre artistique. Elle a aussi le souvenir vif de ce geai bleu peint à l’âge de six ans. Sa passion pour l’art a mené Camilia à la réalisation de sa plus récente œuvre : une immense murale colorée située au 1505, rue Royale, à l’entrée du centre-ville.

Impossible de ne pas remarquer son travail en descendant la rue des Forges. « C’est le centre-ville de Trois-Rivières, alors je voulais que ce soir flyé et que la murale ressorte du lot. J’ai donc misé sur des éléments visuels qui captent le regard et des couleurs franches et dynamiques. Il fallait que ça capte un peu plus l’attention des passants », explique l’artiste qui enseigne les arts à l’école secondaire La Découverte et qui est une ancienne élève de l’école Jean-Nicolet

C’est d’ailleurs grâce au dynamisme des couleurs, de la profondeur des détails et de la facilité à intégrer l’œuvre dans l’espace que sa candidature a été choisie pour ce projet de mural, réalisée du 6 au 20 septembre dernier. L’œuvre amène également différents niveaux de lecture à travers les éléments figuratifs et l’abstraction.

« Quand j’ai créé cette œuvre, c’est la première fois que je me disais qu’il fallait que ce soit 100 % moi. Je m’inspire normalement de plusieurs artistes. Ça fait partie de ma démarche, car j’aime pouvoir me laisser l’opportunité d’évoluer dans différents styles. Je me suis simplement laissé aller sur des éléments que je dessinais souvent ces temps-ci pour en faire un assemblage assez dynamique », raconte celle qui travaille beaucoup dans l’univers du design graphique.

La murale de Camilia Leclerc-Richard représente le regard de soi qui voyage au travers les intempéries, qui grandit, qui a conscience des regards des autres afin de se libérer de ceux-ci.

Dans sa pratique personnelle, elle travaille l’acrylique sur toile, les techniques mixtes, le graphisme et l’art muraliste.

« Depuis que je suis jeune, je dessine des yeux, des avions en papier et des nuages partout. Cette murale, c’est la première fois que j’ai juste créé sans trop penser », ajoute-t-elle.

C’est la première murale que Camilia Leclerc-Richard réalise en solo. Plus tôt cet été, elle a collaboré à la réalisation de la murale du Cornet du coin et à celle du nouveau centre sportif d’Adrénaline Urbaine.

« Ce projet, c’est comme si ça me situait dans ma pratique. J’ai toujours eu un gros sentiment d’imposteur, mais maintenant, j’ai enfin l’impression que je peux m’assumer et dire que je suis une artiste, explique-t-elle. J’ai toujours rêvé d’être une artiste et en créant comme ça en public, devant les gens qui passent, c’est comme si mon rêve était réel. Ça me donne la chance de briller. »

On pourra découvrir davantage l’univers artistique de Camilia Leclerc-Richard en mai prochain alors qu’elle exposera des œuvres au Temps d’une Pinte, toujours à Trois-Rivières.

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