Un endroit où livrer ses souvenirs à la postérité

Photo de Marie-Ève Veillette
Par Marie-Ève Veillette
Un endroit où livrer ses souvenirs à la postérité
Le cubicule est doté d'une tablette, d'un micro et d'une caméra. (Photo : (Photo Marie-Eve Veillette))

BÉCANCOUR. Garder un souvenir impérissable de ses vacances ; voilà une expression qui prend tout son sens cet été au Moulin Michel de Gentilly, grâce à sa Cueillette de mémoire !

Plus précisément, les visiteurs sont invités à partager leurs souvenirs dans un mini studio d’enregistrement sans prétention, aménagé au rez-de-chaussée du Moulin. L’idée est de recueillir les souvenirs de gens ayant fréquenté le site à un moment ou à un autre de leur vie, « que ce soit les jeunes mariés de cet été, ou encore ceux qui ont connu le moulin avant 1980, par exemple », souligne Philippe Dumas, directeur général.

Ces témoignages sont précieux aux yeux de toute l’équipe, qui souhaite s’en servir pour donner une voix au -Moulin, en réponse aux « Si les pierres pouvaient parler » si souvent lancés par les visiteurs. « Cette phrase nous a beaucoup inspirés. Parce que c’est vrai qu’au fil des ans, le Moulin a dû voir et entendre plusieurs choses ! Il aura 250 ans en 2024 ».

C’est comme un photobooth, mais avec une âme»

Philippe Dumas, du Moulin Michel

C’est pour raviver une partie de cette mémoire que le projet a été mis sur pied. En même temps, il permettra de préserver, pour la postérité, l’histoire passée et actuelle. «On agrandira ainsi notre collection en patrimoine vivant» , indique M. Dumas, persuadé que l’initiative sera l’occasion de récolter «des choses qu’on sera sûrement content d’entendre dans 30 ans».

Les guides du Moulin seront donc à l’affût des histoires et témoignages des visiteurs cet été. Ils les informeront de l’existence de la Cueillette de mémoire et les inviteront à s’y asseoir pour les enregistrer, s’ils le désirent.

Le studio est simple d’utilisation. Le visiteur s’assoit sur une banquette. Devant lui se trouve une tablette fixée au mur. Une application lui permet de faire fonctionner le micro et la caméra de la Cueillette de mémoire. Quatre questions lui sont posées et il y répond, tout simplement, en livrant par le fait même le message qu’il a à dire.

Les enregistrements réalisés seront précieusement conservés. Philippe Dumas avise qu’ils ne seront pas tous diffusés intégralement éventuellement : «Il y aura différentes façons de se servir des éléments recueillis», dit-il.

Le directeur général du Moulin décrit en ces termes le projet : «C’est comme un photobooth, mais avec une âme».

En plus de récolter les témoignages, le cubicule diffusera de l’information sur le Moulin. Sur la tablette, il sera possible de visionner des documentaires dépoussiérés des archives de l’établissement : une animation 3D datant de 2010 et montrant le fonctionnement du Moulin, de même qu’une entrevue réalisée au tournant des années 1990 avec Alfred Michel, le dernier propriétaire de l’établissement avant qu’il soit racheté par la Ville de Bécancour et classé comme immeuble patrimonial, en 1985.

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