Transition énergétique : la tournée d’Hydro-Québec s’arrête au Centre-du-Québec

RÉGIONAL. À l’occasion de sa tournée québécoise, le vice-président, stratégies et développement d’Hydro-Québec, Mathieu Johnson, a fait une halte à Victoriaville, mardi après-midi, pour rencontrer et échanger avec des élus, des maires, des représentants du milieu économique et environnemental du Centre-du-Québec, dont plusieurs des MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska.

Près d’une quarantaine de personnes ont répondu à l’invitation et ont pris part à ce moment d’échanges au sujet du plan d’action 2035 de la société d’État et de la façon d’atteindre les objectifs fixés. « Ça va prendre une grande collaboration de l’ensemble de la société québécoise pour réaliser ce plan, parce que nos infrastructures sont partout au Québec. Tout le monde consomme de l’énergie, ce n’est donc pas quelque chose qu’on veut réaliser seul », souligne M. Johnson.

« On a alors cru bon de sortir de nos quatre murs et d’aller à la rencontre des gens pour bonifier notre plan d’action et de l’ajuster aux besoins, et surtout de s’assurer que les gens dans les communautés avaient l’opportunité de nous influencer dans les stratégies qu’on va mettre en place d’ici 2035 pour atteindre nos cibles », ajoute-t-il.

Après avoir présenté le plan d’action à la quarantaine de représentants des communautés présentes, dont des élus, des maires, des préfets, des directions générales d’organismes et représentants de chambres de commerce, ce sont trois enjeux qui ont été abordés en particulier, soient : la qualité du service offert aux clients, comment soutenir la clientèle dans une meilleure consommation d’énergie, ainsi que la production d’électricité et le déploiement d’infrastructures.

Au Centre-du-Québec, lorsqu’il est question de production d’électricité et de déploiement d’infrastructures, il est difficile d’éviter le sujet des éoliennes. « On a eu des discussions constructives et ouvertes qui nous ont permis de bien recueillir les préoccupations des gens qu’on a rencontrés par rapport à l’éolien, et on ressort avec beaucoup de pistes d’amélioration et de solutions qui vont nous permettre d’optimiser nos façons de faire pour la suite », assure M. Johnson. On parle notamment de tout d’abord mieux expliquer le besoin d’augmentation de la production d’électricité et, ensuite, de prendre suffisamment le temps de rallier les communautés pour en faire un meilleur projet d’un point de vue de l’acceptabilité sociale.

Pour ce qui est de la qualité du service à la clientèle, on parle d’initiatives qui seront déployées afin de simplifier les processus qui permet de raccorder les clients au réseau et comment mieux soutenir les communautés lors de pannes électriques, par exemple avec le déploiement de stations mobiles.

Finalement, si on veut atteindre les ambitieux objectifs du plan d’Hydro-Québec, il faudra aider les consommateurs à mieux consommer. « Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire? Des programmes pour mieux isoler les maisons et déployer des mesures d’efficacité énergétique, ou encore offrir des récompenses et de meilleurs tarifs pour souligner les bons comportements », explique le vice-président, stratégies et développement d’Hydro-Québec.

« Ce que je retire de ces rencontres, c’est qu’il y a une volonté très forte des communautés locales de participer à la transition énergétique et de faire partie de la solution. Je suis rassuré de voir qu’on a des interlocuteurs locaux qui veulent prêter mainforte au projet de transition énergétique. C’est donc une rencontre qui a été, somme toute, très positive », conclut Mathieu Johnson.