Élections fédérales: Pierre-André Émond candidat conservateur dans Bécancour-Nicolet-Saurel?

POLITIQUE. L’homme d’affaires de Sorel-Tracy Pierre-André Émond aurait été approché officiellement pour représenter la formation politique dirigée par Andrew Scheer dans la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel à l’automne 2019. L’information a été confirmée tant par le principal intéressé que par le Parti conservateur du Canada.

L’investiture de Pierre-André Émond se tiendrait même très prochainement, en février. Selon une source, ce devrait être ce jeudi 7 février.

Reconnaissant avoir été approché par le Parti conservateur, le président de l’Imprimerie Émond ne confirmait toutefois pas encore officiellement sa candidature au moment d’écrire ces lignes. « Je m’accorde encore quelque temps de réflexion », a avancé le candidat défait à la mairie de Sainte-Anne-Sorel. Le frère de l’actuel député de Richelieu à l’Assemblée nationale devra conclure sa réflexion rapidement si le scénario d’une investiture en février tient.

L’information d’une approche est validée par le parti politique qui forme actuellement l’opposition officielle à Ottawa. «Nous avons eu des discussions avec Pierre-André Émond en ce qui a trait à une candidature avec le Parti conservateur du Canada et nous annoncerons notre candidat en temps et lieu», a confirmé Antoine Tardif, le directeur des opérations pour le Québec du parti.

Sachant que les partis politiques sont habituellement très discrets sur leur démarche auprès d’éventuels candidats, cette déclaration de l’ancien attaché politique d’Alain Rayes, le lieutenant politique du Parti conservateur pour le Québec, est à la fois étonnante et significative sur l’identité probable du prochain candidat.

Rappelons que la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel est représentée par Louis Plamondon depuis 1984. Malgré la débâcle du Bloc québécois en 2015, le doyen de la Chambre des Communes avait réussi à conserver son siège avec une avance confortable de
8 205 voix sur son plus proche opposant, le libéral Claude Carpentier. Le Parti conservateur, alors représenté par Yves Laberge, avait recueilli à peine 11,4 % des votes.

 

(COLLABORATION DE STÉPHANE LÉVESQUE)