Par amour des enfants et… des sushis!

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Par Stéphanie Paradis
Par amour des enfants et… des sushis!
Marie Gélinas lance un camp de jour à Grand-Saint-Esprit. (Photo : Stéphanie Paradis)

GRAND-SAINT-ESPRIT.  Marie Gélinas, alias Mariz-Sushi, vit de sa passion – on l’aura deviné, les sushis – depuis maintenant 6 ans en tant que cheffe à domicile. Carburant aux défis, la jeune femme se lance dans une nouvelle aventure pour l’été : un camp de jour qui inclura des ateliers culinaires pour les jeunes de 5 à 10 ans!

Depuis le 4 juillet dernier, Marie accueille jusqu’à une douzaine de jeunes chaque jour au Complexe des loisirs de Grand-Saint-Esprit. En plus de proposer aux enfants des activités plus classiques, le plus souvent axées sur la nourriture et l’alimentation, comme de la lecture et des jeux, les après-midis seront en partie réservés à des ateliers culinaires!

« Les enfants vont pouvoir mettre la main à la pâte. Ils vont faire des brownies, des muffins, du pain aux bananes. Il va y avoir un côté plus pâtisserie, parce que j’ai une formation en pâtisserie et que c’est facile avec les enfants. On va aussi toucher aux sushis, parce que c’est mon métier! », explique-t-elle.

Ce projet de camp de jour arrive juste à point dans la vie de Marie Gélinas. En plus de dépanner des parents qui n’avaient pas accès à un camp de jour pour leur enfant, elle offre du répit à la maison à son conjoint qui termine une chimiothérapie afin de combattre un cancer – avec succès! Leurs propres enfants pourront donc participer aux ateliers de leur maman, eux qui adorent déjà participer à la confection des repas à la maison.

« Mes enfants font beaucoup de nourriture avec moi. J’ai un petit banc à la maison et dès que je sors de la nourriture, ma fille demande si elle peut aider. Ils ont chacun leur petit couteau et peuvent faire n’importe quoi avec moi! », se réjouit-elle.

Elle souhaite partager sa passion de la cuisine à d’autres enfants, car savoir cuisiner, c’est important! « Il y a beaucoup d’ados ou d’adultes qui ne savent pas cuisinier, comme mon chum! Il ne cuisine rien à part des pogos!, lance-t-elle en riant. Ça te prend une base, au moins savoir te faire cuire un œuf, des pâtes. J’aimerais que les ateliers donnent le goût aux enfants d’en apprendre un peu plus! »

Marie Gélinas a mis la main sur le local idéal pour installer son camp de jour, car la Municipalité lui prête un espace avec cuisinette dans le Complexe des loisirs. L’endroit est situé à quelques pas de son domicile et d’un parc pour faire bouger les enfants du camp de jour!

Côté équipement, celle qui a déjà été monitrice d’un camp de jour possède déjà tout le nécessaire pour faire cuisiner les enfants. « Je suis cheffe à domicile, alors j’ai l’habitude de me promener d’une place à l’autre! J’ai aussi acheté une étagère avec des bacs, alors les amis vont tous avoir de petits bacs identifiés à leur nom pour y ranger leur matériel : tablier, couteau, planche à découper », énumère Marie.

Un projet qui a failli déraper

Même si tout semblait se placer pour le mieux pour que le projet de camp de jour de Marie Gélinas se concrétise, un accident de voiture a failli venir contrecarrer ses plans. « Dans la nuit du 23 mai, j’ai fait un accident de voiture, un capotage », alors qu’elle était en compagnie de sa mère et de son fils.

En plus de séquelles psychologiques, elle a subi une commotion cérébrale qui rend sa concentration difficile et qui affecte sa mémoire. « Je suis capable de fonctionner, mais une journée complète à gérer des enfants, ça me faisait peur un peu », avoue-t-elle.

Un gros dilemme s’est alors imposé à elle pour ce projet qui lui tenait réellement à cœur : annuler le camp de jour, reporter la date de début, ou maintenir son idée de départ, mais risquer d’allonger sa rémission?

C’est finalement un ange gardien qui s’est retrouvé sur sa route. Son amie Amélie Beaudoin, enseignante, s’est proposée pour lui prêter main-forte. « J’ai tellement de bonnes amies, mais ça, c’est un cadeau du ciel!, lance-t-elle. Je vais donc pouvoir le faire avec elle. Si je suis fatiguée, j’habite à côté alors je vais pouvoir aller faire une sieste et revenir. Je tenterai d’être présente le plus possible, tout en me respectant et en écoutant mon corps. »

« Je serai donc épaulée de deux femmes extraordinaires, deux enseignantes! » En effet, Marie Gélinas s’était déjà associée à son amie Karine Gauthier-Hould qui proposera, quant à elle, une immersion anglaise aux jeunes du camp!

Qui est Mariz-Sushi?

Mariz-Sushi existe depuis maintenant 6 ans. Marie Gélinas, propriétaire de l’entreprise et cheffe à domicile, est originaire de Shawinigan, mais demeure à Grand-Saint-Esprit depuis 7 ans. « Mon chum vient de Sainte-Monique, alors il connait tout le monde dans le coin! Ça a beaucoup aidé mon entreprise; les gens venaient essayer Mariz-Sushi parce qu’ils le connaissaient! », raconte la cheffe en riant.

Le projet Mariz-Sushi est né pendant le congé de maternité de Marie Gélinas. Elle qui est tombée dans les sushis et qui n’en est jamais ressortie se faisait inviter par des amis à cuisiner des sushis chez eux, en échange des ingrédients et d’un souper en bonne compagnie! « J’ai toujours fait des sushis, j’adore ça, c’est ma vie! », assure-t-elle.

« Je faisais mes créations, mes idées, et les gens adoraient ça. C’était très valorisant. J’ai donc continué! Je n’avais pas grand-chose à perdre, parce que mon emploi était à Québec, alors je ne pouvais pas y retourner de toute façon. J’ai commencé tranquillement pas vite et je n’ai jamais arrêté! », conclut-elle.

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