La Ville de Nicolet, un sanctuaire pour les victimes de violence conjugale

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Par Stéphanie Paradis
La Ville de Nicolet, un sanctuaire pour les victimes de violence conjugale
Patrice Carrier de la Sûreté du Québec, Annie Houle, co-coordonnatrice de la Maison La Nacelle, Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, et Alain Jobin, maire de Saint-Barnabé-Sud. (Photo : Stéphanie Paradis)

NICOLET.  La Ville de Nicolet s’est ralliée aux organismes qui luttent contre la violence conjugale pour élaborer un nouveau projet mobilisateur. Tous contre la violence conjugale a pour objectif d’offrir un lieu sécuritaire, dans les infrastructures municipales, soit l’hôtel de ville et la bibliothèque H.-N.-Biron, aux citoyens recherchant de l’aide face à la violence conjugale jusqu’à la prise en charge par la maison d’hébergement ou la Sûreté du Québec.

La Ville de Nicolet lance ce projet de soutien à la suite de plus d’une année de collaboration avec la Maison La Nacelle et la Sûreté du Québec, après avoir été inspirée par ce qui se fait déjà dans la municipalité de Saint-Barnabé-Sud.

L’organisme SOS Violence conjugale estime avoir reçu un minimum de 7 000 appels de plus pour l’année 2020-2021 que pour l’année 2019-2020, conséquence de la pandémie. Face à ces statistiques alarmantes, la Ville de Nicolet a voulu faire une différence socialement et contribuer, dans la mesure de ses actions, à la lutte contre la violence conjugale. « On ne se transforme pas en intervenant, mais on offre un lieu sécuritaire à ces gens-là en attendant que nos partenaires soient présents », soutient Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet.

« Il y a de ces projets qui n’ont pas besoin de plusieurs discussions pour que les gens y adhèrent. Rapidement, les élus ont été emballés par cette initiative et les membres du Service à la communauté ont tout de suite mis la main à la pâte. Nous espérons grandement que ce nouveau service d’aide répondra à ceux et celles qui sont aux prises avec une situation de violence et qui verront, à travers nos infrastructures municipales, un lieu sécuritaire ou se déposer, le temps que la ressource répondant à leur besoin les accompagne », mentionne Mme Dubois.

« C’est une façon pour une ville d’envoyer un message fort et clair à la population, à sa communauté, qu’elle refuse la banalisation de la violence conjugale et qu’elle reconnait que la violence conjugale n’est pas un problème privé, mais bien un problème de société. Ça vient dire aussi aux femmes qu’elles ont raison de trouver que ce qu’elles vivent est inacceptable et que leur communauté les soutient », renchérit Annie Houle, co-coordonnatrice de la Maison La Nacelle. 

Mme Houde salue le soutien que ce projet apporte à l’organisme La Nacelle en offrant aux personnes victimes de violence conjugale un espace réservé et sécuritaire, ainsi que des personnes formées et sensibilisées.

« Nous connaissons tous l’adage qui dit qu’il faut tout un village pour élever des enfants, et maintenant, nous pouvons dire que ça prend tout un village, ou une ville, pour protéger les femmes et les enfants », conclut Mme Houde.

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