Zones inondables : les villes et municipalités débordées

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Par Audrey Leblanc
Zones inondables : les villes et municipalités débordées
La parole-parole libérale en matière de sécurité publique, Marie-Claude Nichols, en compagnie de la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois. À leurs côtés, le maire de Louiseville, Yvons Deshaies. (Photo : Audrey Leblanc)

RÉGIONAL. La carte des zones inondables causent bien des maux de tête à des centaines de propriétaires en Mauricie et au Centre-du-Québec. Dans les villes et municipalités, c’est une véritable course contre la montre puisque les élus et le personnel municipal ont jusqu’au 19 août pour soumettre des dossiers dans le but de faire retirer des propriétés de la «zone d’intervention spéciale» (ZIS).

C’est que les demeures et terrains qui se trouvent dans la ZIS sont visés par un moratoire. On interdit aux propriétaires d’y construire une maison ou de rénover celles touchées par les crues printanières.

À Nicolet, ce sont 250 citoyens qui se sont tournés vers la Ville pour entreprendre les démarches nécessaires afin que leur propriété soit exclue de la ZIS.

«On est à développer l’argumentaire, le mémoire qui sera déposé avec le registre, indique la mairesse Geneviève Dubois. On travaille aussi en collaboration avec la Ville de Bécancour pour certains éléments. Ça se passe bien, mais on a mis énormément de pression chez nous pour livrer la marchandise pour le 19 août. On parle de temps supplémentaire, de vacances non prises et de vacances reportées.»

Parmi les incohérences soulevées à Nicolet, il y a notamment les résidences du rang des Soixante qui sont adossées à des champs. «L’eau qui se retrouve là au printemps, c’est l’eau de la fonte de la neige, pas l’eau du fleuve, soutient Mme Dubois. Il faut débattre presque chaque adresse pour expliquer pourquoi elle ne devrait pas faire partie de la ZIS. C’est un travail colossal.»

Un traitement plus juste, demande le maire Dubois

À Bécancour, le nombre d’adresses concernées est porté à 207. «On n’a pas eu d’évacuations chez nous. Oui, il y a eu de l’eau comme il y en a eu partout ailleurs, mais pas de façon dramatique», précise le maire Jean-Guy Dubois.

Le problème, dit-il, c’est que Bécancour a été traitée de la même façon que toutes les villes du Québec qui ont vécu des situations bien plus dramatiques. «On veut être considéré selon nos caractéristiques. C’est ce qu’on est en train d’essayer de faire, affirme M. Dubois. Comme tout le monde, on essaie de s’en sortir de la façon la plus élégante possible.»

La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, est attendue à Nicolet la semaine prochaine. La date reste encore à déterminer. La députée de Vaudreuil et parole-parole libérale en matière de sécurité publique, Marie-Claude Nichols, était quant à elle de passage en Mauricie et au Centre-du-Québec mercredi (7 août) pour prendre le pouls de la population et des élus municipaux concernant la cartographie des zones d’interventions spéciales.

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