Vitalisation industrielle à Sainte-Gertrude

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Par Stéphanie Paradis
Vitalisation industrielle à Sainte-Gertrude
Raymond St-Onge, conseiller municipal; Patrice Ricard, promoteur; Pierre Michel Auger, commissaire industriel; et Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour. (Photo : courtoisie)

BÉCANCOUR. Le site de l’ancienne usine de Shermag, dans le secteur Sainte-Gertrude, reprend vie après plus d’une décennie d’inactivité. Un investissement de près d’un million de dollars permettra d’y implanter le Complexe Multico inc.

Patrice Ricard a tout de suite vu le potentiel de la bâtisse qui abritait autrefois l’usine de Shermag. Habitué d’investir dans le secteur de Drummondville, le promoteur qui se cache derrière le projet y déplore cependant les prix qui grimpent en flèche et le manque d’espace.

Dans cette optique, le secteur de Sainte-Gertrude avait tout pour séduire M. Ricard. «Je ne cacherai pas que pour moi, c’était une opportunité, et je ne comprends pas que d’autres gens ne l’aient pas vue!», mentionne-t-il. En plus des 40 000 pieds carrés d’espace, Patrice Ricard explique que l’emplacement entre Québec et Montréal est un atout pour sa première phase qui offrira des services d’entreposage commercial.

«Il y déjà des entreprises, entre autres dans le domaine du métal, qui sont intéressées à entreposer leurs produits chez moi. Dans la distribution, quand on est entre Montréal et Québec, peu importe où on est, on se trouve à être dans un axe est-ouest intéressant», assure M. Ricard. «Lorsque vient le temps d’entreposer des produits entre quatre murs et un toit, c’est souvent le moins cher possible qui est intéressant», ajoute-t-il.

Par la suite, dans les deux ou trois prochaines années, des locaux industriels seront mis à la disposition de futures PME. Patrice Ricard mentionne cependant qu’il souhaite progresser graduellement. «La première étape, c’est de réhabiliter les bâtiments, parce que ça fait quand même 12 ans environ qu’il n’y a plus d’activités à cet endroit, donc tout est désuet».

Les décisions se prendront au fur et à mesure selon la demande et de nouveaux bâtiments pourront éventuellement être construits. «L’endroit permet beaucoup de flexibilité, parce que c’est zoné autant industriel que commercial. C’est quand même assez rare dans de plus grandes villes avec les plans d’urbanisme. Cette caractéristique rend l’endroit très intéressant pour des PME», révèle Patrice Ricard.

Ce projet permettra la création immédiate d’au moins un emploi à temps complet et deux à temps partiel. De plus, des emplois indirects seront reliés aux entreprises hébergées et des entrepreneurs locaux réaliseront des travaux de rénovation sur une période de trois ans.

Pour soutenir l’implantation de ce complexe dans le parc industriel des Châtaigniers, la Ville de Bécancour a accordé une aide financière de 150 000$.

«Je suis très heureux qu’après plus d’une douzaine d’années, l’ancien site de l’usine Shermag reprenne vie», se réjouit Pierre Michel Auger, commissaire industriel. «C’est un dossier qui trainait depuis longtemps. On ne se cachera pas qu’à Sainte-Gertrude, au niveau économique, au niveau de la vitalisation, il y avait un certain besoin qui était décrié autant de la part des citoyens que de la Ville», ajoute M. Auger.

La Ville de Bécancour a d’ailleurs accompagné M. Ricard dans tout le processus d’acquisition, ce que le promoteur salue chaleureusement. «À Bécancour, il y a un appui incroyable pour les entreprises. Ça fait une différence dans le projet et ça donne le goût d’investir à Bécancour», dit-il.  «À certains moments, c’était comme <@Ri> Les Douze travaux d’Astérix<@$p> tellement c’était complexe avec la banque et les assurances, parce que c’était un projet qui avait été délaissé par d’autres et parce que du vandalisme et des vols avaient été commis à cet endroit.»

«J’ai été accompagné à chaque étape et je n’ai jamais vu ça dans d’autres municipalités. Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais je ne l’avais jamais vécu avant. C’était un beau travail d’équipe avec le maire, le commissaire industriel et le conseiller pour le secteur de Sainte-Gertrude, Raymond St-Onge», témoigne Patrice Ricard.

 

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