Véronique Mergeay : de l’aide venue de Belgique

COLLABORATION SPÉCIALE - Stéphane Lévesque
Véronique Mergeay : de l’aide venue de Belgique
Véronique Mergeay (Photo : courtoisie)

MRC DE BÉCANCOUR. Arrivée au Québec à l’âge de 15 ans avec ses parents, Véronique Mergeay fait son entrée dans notre terre d’Amérique via le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Pour nous, les enfants, c’était une belle aventure. Pour mes parents qui avaient 44 et 45 ans à cette époque, ce fut plus difficile, car ils ont dû vendre tout ce qu’ils avaient en Belgique en moins de 6 mois, durant une crise économique. Nous vivions à Bruxelles, la capitale de la Belgique, et mon père ne voulait plus être dans une grande ville. L’immigration les a donc fortement encouragés à aller vers le Saguenay – Lac Saint-Jean », se rappelle Véronique Mergeay.

Bien que sa langue maternelle soit le français, l’adolescente belge a dû quand même s’adapter. «Durant environ 6 mois, il fallait que je reste très attentive lors des conversations, car je perdais le fil de la conversation dû aux expressions, aux mots différents et à l’accent. De plus, il y a plus de 35 ans, il n’y avait pas autant de personnes qui avaient voyagé et il n’y avait que peu d’immigrants. Ce fut donc une adaptation pour nous et pour les gens là-bas aussi. Une des choses qui nous avait beaucoup marqués c’est l’accueil des gens. Beaucoup de personnes sont venues nous souhaiter la bienvenue et nous ont fait un bel accueil», exprime-t-elle reconnaissante tout en conservant un souvenir impérissable de son premier hiver québécois.

« En effet, en Belgique lorsqu’il tombe 2 ou 3 centimètres de neige, tout est bloqué. Il y a très peu de neige et la température dans le plus froid ne descend pas tellement en bas de 0 degré Celsius. Donc lorsque nous avons assisté à notre première tempête de neige, nous étions assis devant les fenêtres à regarder tomber la neige en se demandant quand ça arrêterait», souligne avec le sourire celle qui se sent maintenant plus Québécoise que Belge. Une transition qui l’a amené, les années faisant, à venir travailler au Centre-du-Québec, plus précisément pour l’Association des personnes aidantes Bécancour-Nicolet-Yamaska.

« Pendant un temps, j’ai arrêté de travailler pour prendre soin de ma mère qui avait un cancer en phase terminale. Elle est venue vivre chez moi jusqu’à son décès. Ce fut une période de réflexion pour moi. Lorsque j’ai vu l’annonce du poste de coordonnatrice de l’Association, j’ai appliqué. J’adore ce que je fais et il y a encore beaucoup de choses à développer tant au niveau local que régional ou national pour faire avancer la cause des personnes proches aidantes qui donnent beaucoup à notre société et sans qui nous serions très mal pris comme société », explique la coordonnatrice de l’organisme qui invite les proches aidants dont ceux issus de l’immigration à ne pas hésiter à recourir à de l’aide.

«Prendre soin de ses proches malades ou vieillissants a un impact sur la personne proche aidante, peu importe son origine, et celle-ci doit voir à garder un équilibre pour éviter les impacts négatifs. Il existe des services pour les aider», insiste-t-elle.

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