Des véhicules autoguidés conçus et fabriqués dans la région

Des véhicules autoguidés conçus et fabriqués dans la région

Jean-Sébastien Descôteaux, directeur des opérations et copropriétaire de Divel, Stéphane Elliott, ingénieur, président et directeur général de Divel et David Arseneault, directeur des achats chez Divel.

Crédit photo : (Photo courtoisie)

INNOVATION. L’entreprise Divel de Louiseville a récemment complété la conception d’un produit hors du commun: le véhicule autoguidé.

L’entreprise se positionne ainsi comme l’un des joueurs les plus importants dans l’industrie de l’automatisation, de la conception et la réalisation d’équipements de production ou de transport. Le but: optimiser l’efficacité de nombreuses entreprises à travers le monde.

Ce projet n’est pas né de la dernière pluie: Divel souhaitait développer des véhicules autoguidés depuis près de dix ans. C’est dans le cadre d’un partenariat avec l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) que le tout a pu se concrétiser.

Dans le cadre de ce projet, Divel et l’UQTR ont amorcé une collaboration de recherche et de développement de la technologie sur la navigation intelligente basée sur l’expertise canadienne pour commander et déplacer ce véhicule autoguidé.

«On a créé ensemble un système de navigation autonome, intelligent et énergétiquement efficace. C’est un logiciel flexible et qui peut s’adapter selon le type de véhicule», explique Stéphane Elliott, ingénieur, président et directeur général de Divel.

«Ces véhicules autoguidés à batteries sont dirigés avec un logiciel intelligent. C’est un produit flexible, facilement adaptable, de haute qualité et d’une grande précision. Cela vient accroître la capacité de production et améliore l’efficacité des entreprises», précise-t-il.

Ils peuvent transporter du matériel partout dans une usine sous la forme d’une plateforme de transport ou encore d’un chariot élévateur totalement autonome.

Ce chariot élévateur autoguidé peut lever plusieurs tonnes et s’adapte selon les besoins du client.

Ces véhicules peuvent facilement s’adapter aux besoins du client et aisément remplacer les méthodes traditionnelles de manutention en transportant des palettes, des boîtes, des bacs ou d’autres produits.

Il est également possible de les utiliser pour les chaînes de montage intelligentes, dans le transport de produits vers un entrepôt, pour interagir avec un entrepôt automatisé ou encore servir en complément de tout équipement ou application requérant de la manutention.

Atténuer la pénurie de main-d’œuvre

Divel estime que ses solutions innovantes peuvent même contribuer au manque de main-d’œuvre, cette problématique qui vient hanter certaines entreprises de la région depuis plusieurs mois. À cet effet, les produits développés par Divel représentent une solution durable à ce phénomène, estime M. Elliott.

«Nos produits intelligents et autonomes tels que nos véhicules autoguidés ou nos solutions d’entreposage automatisées représentent, jusqu’à un certain niveau, une solution pour la pénurie de main-d’œuvre. Ça amène une plus grande flexibilité et la rentabilité sur l’investissement se fait assez rapidement. Nos produits permettent de combler des postes ou des emplois qui sont difficiles à pourvoir ou qui ne sont pas toujours plaisants à occuper pour un humain», observe le président et directeur général de Divel.

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Voir l’avenir d’un bon œil

Divel croit pertinemment que l’avenir dans l’automatisation est prometteur au Québec.

C’est pourquoi les efforts seront soutenus et nombreux afin que Divel puisse amener ses véhicules autoguidés à un autre niveau.

«On veut aller à un point tel où il y a une forme minimale décisionnelle. On veut des véhicules encore plus autonomes et amener le produit à un niveau supérieur. C’est un beau défi qu’on réalise avec l’UQTR. On veut rendre le véhicule encore plus adaptatif à son environnement de travail. Déjà, des entreprises œuvrant dans l’industrie du meuble se sont munies d’une flotte de 50 véhicules autoguidés», poursuit Stéphane Elliott.

L’objectif est que le bolide prenne lui-même un minimum de décisions et qu’il soit autonome le plus possible. L’idéal serait que le véhicule puisse développer une capacité minimale d’adaptation face à une situation donnée sans qu’un humain n’ait à décider pour le véhicule.

Si le développement des produits va bien, il n’est pas aussi facile d’être convaincant auprès des entrepreneurs afin qu’ils joignent les rangs de l’automatisation, admet le PDG de Divel.

«Les entrepreneurs sont généralement frileux au sujet de l’intégration des technologies et de l’automatisation dans leur usine, mais c’est vraiment éprouvé. Choisir cette voie, c’est l’adopter. On sait que les entreprises s’en vont vers là quand même. Notre réputation est très bonne. On se base sur nos réalisations et sur des références pour faire la promotion de notre expertise».

Vers l’Ouest et les États-Unis

Divel vise actuellement à développer davantage les marchés de l’Ouest canadien et des États-Unis en plus d’augmenter sa présence au Québec et en Europe.

Après avoir développé un solide noyau de connaissances dans son secteur d’activités, l’entreprise souhaite maintenant se tourner vers le développement de ses produits, l’adaptabilité de ses technologies développées et leur perfectionnement, notamment avec l’ajout de nouvelles fonctions et de nouveaux designs.

Par ailleurs, l’entreprise a récemment conçu un système complet d’entreposage sur mesure et automatisé pour le secteur des pommes de terre. Voilà une réalisation de l’équipe de Divel qui se veut une belle réussite.

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