Unies par la vie, unies par la musique

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Par Stéphane Lévesque
Unies par la vie, unies par la musique
Cindy et Émilie Doucet. (Photo : courtoisie)

SAINT-LÉONARD-D’ASTON. La musique fait partie de la vie de Manon Doucet depuis sa tendre enfance. Aujourd’hui, elle est heureuse de partager sa passion avec ses deux filles Cindy et Émilie. Un bonheur qui s’est concrétisé sur les scènes prestigieuses du Festival de jazz de Montréal, du Club soda etde la salle Maurice O’Bready de Sherbrooke.

«À quatre ans, je me plaisais déjà à suivre mon père Omer qui était membre de la chorale à l’église de Saint-Léonard-d’Aston, mon village natal, se souvient Manon Doucet. Bien assise à ma place, j’entonnais avec lui les chansons de la messe de Noël.»

Remarquant son intérêt marqué pour le chant, ses parents l’ont inscrite à des cours de chant et de piano. Au fil du temps, elle a chanté dans plusieurs mariages, funérailles et autres événements de la région, toujours accompagnée par les musiciens Francine Lafond et Réal Deschenes.

Un jour, Francine et Réal, aussi enseignants de musique, lui font part d’un grand projet qu’ils allaient mettre en place à l’école Jean XXIII de Saint-Wenceslas : l’Harmonie la Riveraine. Faire de la musique tous les jours à l’école, le rêve! La maman passionnée de musique s’empresse d’y inscrire ses deux filles, Cindy et Émilie, ainsi que Yannick, son fils.

C’est dans cette école conciliant musique et étude de la Commission scolaire de la Riveraine que Cindy y a étudié le trombone et Émilie les timbales et, par la suite, la trompette. Yannick s’initiera au saxophone et à la basse électrique, mais laissera la musique au secondaire.

Manon Doucet à l’œuvre.

Cet ensemble participant à différent concours, sa directrice, Francine Lafond, a la bonne idée d’y intégrer des pièces chantées. Manon est alors recrutée par sa musicienne d’antan. Elle aura la chance unique d’être amenée à chanter, accompagnée de l’harmonie dans laquelle se trouvent ses enfants musiciens.

Et cela perdure!

«Cindy et Émilie continuent de s’impliquer dans certains ensembles musicaux, dont l’Orchestre à vents du Centre-du-Québec. Pourquoi ne pas faire comme dans le temps et demander à maman de venir chanter Respect d’Aretha Franklin? Évidemment, je me suis empressée d’accepter. Cette chanson est presque devenue ma marque de commerce», dit-elle en riant.

Trois Doucet et Leboeuf symphonique

Quelque temps plus tard, Manon Doucet renoue avec Danielle Godbout et Michel Kozlovsky, d’anciens professeurs de sa fille Cindy, qui ont lancé l’Orchestre POP de Trois-Rivières.

«Ils étaient sur le point de monter un spectacle de rock symphonique avec Breen Leboeuf. En quelques minutes l’idée me vient: pourquoi ne pas chanter avec Breen comme choriste et Cindy comme tromboniste. Aussitôt demandé aussitôt réalisé. Le spectacle de l’orchestre a été un tel succès que des supplémentaires sont à l’horaire en mai», relate Manon.

En plus, Émilie a joint l’Orchestre POP de Trois-Rivières à l’automne 2018. Les trois Doucet partageront de nouveau la scène les 25 et 26 mai à la Maison de la culture de Trois-Rivières.

Ce retour au beau temps du primaire qui n’est pas sans déplaire à Cindy Doucet-Houle. Comme ce fut le cas pour Manon avec son père, Cindy suivait sa mère lors de concerts, messes de Noël, funérailles et mariages où elle chantait.

«En 2001, j’ai été admise au Conservatoire de musique de Trois-Rivières en trombone dans la classe de Robert «Bob» Ellis où j’ai étudié jusqu’en 2009 en obtenant un diplôme d’études supérieures. Bien que j’aie fait des études en musique et que j’aie joué un peu partout, j’ai toujours eu des projets qui incluaient ma mère et ma sœur. Alors, le fait de les retrouver toutes les deux à l’Orchestre Pop est la continuité de ce qui a toujours été».

Elle ajoute: «Dans la vie, lorsque nous vivons des expériences extraordinaires qui sont riches en émotions, il est difficile de les raconter à nos proches, car les mots nous manquent pour exprimer la grandeur des sentiments vécus. Ce qui est génial dans notre cas, c’est qu’en répétition et en concert, nous vivons exactement la même chose. Alors, lorsque le public se met à applaudir sans fin et à crier leur joie durant les spectacles, je sais que ma mère et ma sœur ont le même sentiment euphorique que moi. Ensuite, dans les heures et les jours qui suivent, nous pouvons nous parler de l’expérience vécue et nous nous comprenons».

Même sentiment de plénitude chez sa sœur Émilie: «Cela me réjouit de pouvoir une fois de plus partager la scène avec ma mère et ma sœur, car elles sont l’essence même de ma passion pour la musique», qui précise que c’est toute la famille, des arrière-grands-parents aux enfants qui assistent aux spectacles. «Nous aimons bien penser que nous transmettons la passion à la génération suivante», conclut-elle.

 

 

 

 

 

 

 

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