«Une sentence bonbon»

Par Martin Therriault
«Une sentence bonbon»

«Il a vraiment reçu une sentence bonbon pour les gestes qu’il a posés. Il y a certainement des lacunes dans notre système judiciaire et j’ai l’impression qu’ils lui ont donné une peine pour lui en donner une.»

Le père de l’une des victimes de Dominic Bégin, un homme de Parisville ayant plaidé coupable à deux des six chefs d’accusation portés contre lui pour des attouchements sur deux personnes d’âge mineure, affirme que la justice a été trop clémente envers l’accusé. En juin dernier, Bégin a reçu une peine de 45 jours de prison à purger pendant les fins de semaine, le minimum pour ce genre de crime, et trois ans de probation tout en étant suivi par un psychologue pour deux ans. De plus, il ne peut se trouver dans un lieu privé en présence de mineurs pour une période d’un à deux ans.

Le père croit surtout que la peine est injuste pour les familles touchées par ces actes. «Pour ma part, il aurait mérité une sentence de deux ans de prison, mais cela pourrait ne jamais être suffisant pour certaines familles. Elles ressentiront peut-être les effets de ce geste pour le reste de leurs jours.»

Il disait bien connaître le coupable et à la suite de cette histoire, il invite donc les gens à être toujours sur leurs gardes lorsqu’ils rencontrent de nouvelles personnes. «Peu importe l’entourage que l’on fréquente, on peut se faire jouer des tours et il faut toujours avoir un doute», mentionne-t-il.

Dominic Bégin, 25 ans, était soupçonné d’avoir commis des agressions sexuelles à Fortierville et Parisville sur des fillettes âgées de trois, quatre et huit ans durant l’été 2007. Finalement, il a plaidé coupable pour deux de ces cas et les autres chefs d’accusation ont été retirés. La sentence a été rendue le 19 juin, au palais de justice de Québec.

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