Une maison créative pour combler les besoins artistiques et culturels de Bécancour

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Par Stéphanie Paradis
Une maison créative pour combler les besoins artistiques et culturels de Bécancour
Sonia Goulet-Lacasse. (Photo : (Photo courtoisie))

BÉCANCOUR. Un comité citoyen se penche actuellement sur un projet de maison créative, c’est-à-dire d’un lieu physique qui favoriserait l’expression, la création et la diffusion artistiques. L’artiste Sonia Goulet, à la tête du comité depuis quelques années, tente de donner un souffle nouveau à ce projet qui avait été mis sur pause le temps de la pandémie.

La maison créative se veut une façon de répondre aux différents besoins des artistes de la région de Bécancour. C’est pourquoi le premier comité avait tout d’abord été formé d’une dizaine d’artistes et d’artisans de tous les domaines en lien avec la culture, le spectacle, la danse, les arts visuels et la musique.

Le désir d’élaborer cette maison créative découle du manque de lieux de diffusion et d’exposition professionnels dans la région. « Bien que la réglementation soit en train de changer, il faut avoir exposé dans des lieux reconnus professionnellement pour pouvoir être reconnu comme artiste professionnel. Cependant, sur le territoire de Bécancour, on n’en a pas pour les artistes en art visuel », déplore Sonia Goulet.

Les possibilités pour ce lieu culturel sont nombreuses. La maison créative pourrait potentiellement servir à l’enseignement et à la création d’ateliers et de cours, à la vente d’œuvres en art visuel ou encore de musique, à offrir des espaces partagés et collaboratifs pour les artistes ainsi qu’à rendre accessible du matériel spécialisé aux artistes qui doivent se rendre à l’extérieur de la région pour s’approvisionner. La location d’équipement, comme des fours à poterie ou encore des systèmes audiovisuels, est également une option. Des ateliers d’artiste pourraient également être rendus disponibles à la location.

« On aurait aussi aimé recevoir des artistes en résidence, autant internationaux que Québécois, qui pourraient venir loger et faire des démos et des ateliers sur place, par exemple. Ça permettrait aux artistes d’ici et à la population d’être en contact avec des artistes d’ailleurs », ajoute Mme Goulet.

Un projet culturel aux mille possibilités

« Durant la pandémie, on s’est rendu compte que la plupart des gens sur le comité étaient surtout des gens d’action qui préféraient donner de l’huile de coude, une fois que le projet serait pensé et structuré. À part moi, personne n’avait vraiment d’intérêt à monter le plan d’action », mentionne Mme Goulet. Cette dernière s’est donc proposée pour produire un premier jet de ce plan d’action en collaboration avec Culture Centre-du-Québec. Elle est aussi accompagnée par le Pôle d’économie sociale du Centre-du-Québec et par Coup de pouce PME.

Encore embryonnaire, le projet chapeauté par Sonia Goulet en est à la conclusion de son étude de marché effectuée auprès des artistes et de la population, afin de définir à quoi ressemblera concrètement la maison créative.

Plusieurs options s’offrent à Mme Goulet. Elle a d’ailleurs considéré quelques modèles qui existent déjà au Québec, comme le Lab culturel ou encore La Ruche créative, afin de trouver une structure intéressante en contexte de ruralité.

« Bien qu’on souhaite que tout soit regroupé au même endroit, ça pourrait ne pas être en un seul lieu. Peut-être qu’on va devoir démarrer petit avec seulement une salle accessible, et éventuellement ajouter une seconde salle. Tout dépendra du financement que l’on réussira à obtenir », affirme Mme Goulet. Cette dernière rappelle qu’ils en sont encore à la réflexion et dans l’analyse de la viabilité du projet.

Il est encore impossible d’évaluer quand auront lieu les premières activités de la maison créative, mais Mme Goulet confirme que le nouveau comité sera formé l’automne prochain.

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