Une forêt mystique pousse à Bécancour

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Par Marie-Ève Veillette
Une forêt mystique pousse à Bécancour
Carole Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour, devant le pavillon d'accueil de la nouvelle expérience L'écho des origines. (Photo : Marie-Eve Veillette)

BÉCANCOUR. Ça fourmille dans le boisé du Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour depuis quelques semaines! Tels des elfes, une quinzaine de travailleurs s’affairent à y implanter de la magie, donnant peu à peu vie à l’expérience L’écho des origines.

Une nouveauté qui fera rayonner le Centre comme jamais auparavant, insiste la directrice générale Carole Bellerose. «Ça va être tellement beau!», s’exclame celle qui travaille sans relâche depuis des mois sur ce projet récréotouristique majeur.

À partir de la fin du mois de juin, les sentiers du Centre s’animeront le soir, au passage des visiteurs. À l’aide d’une technologie inusitée développée par la firme Halo Création, ceux-ci voyageront à travers toutes les époques de la forêt de Bécancour. Leur guide, lors du périple, sera une branche interactive lumineuse comme il n’en existe pas ailleurs.

«Cet outil technologique inusité, qui interagit avec les 14 stations multimédias dissimulées tout au long du sentier et avec les autres participants, rend l’expérience fascinante. La technologie est tellement innovante qu’elle fait déjà des envieux», sourit Mme Bellerose.

L’objectif est de faire vivre à chacun une expérience sensorielle immersive, et ainsi favoriser le changement de conscience visé par le Centre. En cours de route, les aventuriers seront invités à déjouer les menaces à la biodiversité et à sauver l’héritage de la mer de Champlain. Une façon ludique d’aborder la question préoccupante des enjeux environnementaux…

«Outre sa mission première en lien avec l’héritage de la mer de Champlain, nous souhaitons amener le visiteur à prendre conscience de son impact sur son environnement et lui faire réaliser qu’il est un vecteur de changements positifs dans les enjeux environnementaux actuels», explique Mme Bellerose.

Selon elle, il existe un engouement réel pour ce type de projet, comme en témoignent les parcours Lumina, qui gagnent en popularité. «À première vue, les deux concepts peuvent se ressembler, mais non. Les deux seules choses qui nous lient, c’est que ça se passe le soir, dans un boisé. Le reste est vraiment exclusif à nous.»

Un produit d’appel nécessaire

Avec L’écho des origines, Carole Bellerose est convaincue de tenir le produit d’appel qui assurera la pérennité du Centre de la Biodiversité. Elle est d’avis que ce nouveau parcours immersif de 1,8 km, d’une durée de 75 à 90 minutes, fera toute la différence, financièrement parlant.

«On a une capacité maximale [de visiteurs] le jour, ici, en raison de notre taille. C’est utopique de croire qu’on pourrait atteindre les 300 000 visiteurs dans les conditions actuelles. Mais en ajoutant quatre ou cinq heures d’opération, ça devient soudainement possible! Il fallait aller chercher un marché diversifié et attirer une nouvelle clientèle. On a trouvé la solution.»

Ouverture le 28 juin

C’est le 28 juin prochain que la nouvelle ère du Centre de la Biodiversité s’amorcera. La première semaine, l’expérience sera en rodage avec divers groupes, sur invitation seulement.

«Nous allons remplir nos premières soirées avec les gens de l’industrie touristique (attraits, hébergements, restaurants…), nos partenaires et les médias. Nous voulons qu’ils sachent ce que c’est, pour ensuite devenir nos ambassadeurs. En même temps, nous accueillerons toutes leurs critiques afin d’ajuster le tir au besoin.»

À partir de 19h tous les soirs, jusqu’au 19 octobre, il y aura des départs de groupes (2 à 12 personnes) à toutes les cinq minutes. «On pourra accueillir 144 personnes à l’heure. Normalement, on terminera le dernier parcours à 22h30. Toutefois, si la demande l’exige, on pourrait accommoder certains visiteurs en ajoutant des départs tardifs», fait savoir Carole Bellerose.

Un projet ambitieux

Pour réaliser le projet, le Centre de la Biodiversité du Québec à Bécancour a reçu plus de 1,8 M$ en prêts et subventions de diverses instances gouvernementales. Une nouvelle bâtisse a été construite au cours des derniers mois, juste à côté du bâtiment principal. Elle servira de point de départ du circuit L’écho des origines.

Au moment d’écrire ces lignes, l’équipement électronique requis était en train d’y être installé. L’endroit comprendra une salle d’accueil et une salle de projection qui mettra la table aux visiteurs, avant leur périple dans le boisé. Celui-ci a d’ailleurs été retravaillé en profondeur pour les fins du projet.

«Les sentiers sont là depuis 26 ans. Ils commençaient à être fatigués! Il y avait de grosses racines. On a fait un grand ménage pour avoir une belle surface. On voulait que les gens en chaise roulante puissent aussi faire le parcours.»

Une chasse aux moustiques et autres insectes piqueurs a également été menée avec l’accord du ministère de l’Environnement, ce qui limitera les irritants liés à leur inévitable présence.

«On avait trois ou quatre semaines de retard sur l’échéancier du projet au début du printemps en raison de la neige qui est arrivée trop tôt. On a retroussé nos manches et on est en train de le rattraper. Au moment de l’ouverture officielle, tout sera parfait», promet Carole Bellerose.

En prévision du nouvel achalandage, le stationnement du Centre a été remodelé et pourra accueillir jusqu’à 145 véhicules. Une entente a également été conclue avec le Mont-Bénilde, situé juste à côté, en cas de débordement. Des propriétaires de motorisés pourront y garer leur véhicule gratuitement à l’achat de billets.

Quatre ans pour réaliser un rêve

Le projet est dans le collimateur depuis l’automne 2015. Il a en quelque sorte été initié par deux étudiantes du Collège Laflèche, avec l’aide du Centre de la Biodiversité.

«Elles nous avaient approchés pour leur projet de fin d’études. Elles voulaient faire quelque chose pour nous et cherchaient une idée. On a pigé dans celles qu’on avait dans notre bassin. Avec leur permission, on s’est approprié le plan d’affaires et on l’a réalisé. Elles seront présentes à l’inauguration.»

 

@BV:Carole Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour, devant le pavillon d’accueil de la nouvelle expérience L’écho des origines. <@CP>(Photo Marie-Eve Veillette)<@$p>

 

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