Une belle activité inclusive pour la MDJ L’Eau-Vent

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Par Stéphane Lévesque | Initiative de journalisme local
Une belle activité inclusive pour la MDJ L’Eau-Vent

SAINT-LÉONARD-D’ASTON. Dans le cadre du projet Activités d’inclusion et de lutte aux préjugés (AILP), la Maison des jeunes L’Eau-Vent a participé activement à un événement virtuel du Regroupement d’organismes de personnes handicapées Centre-du-Québec. Tenu le 10 avril, ce projet artistique a permis aux jeunes de Saint-Léonard-d’Aston et de l’ensemble du Centre-du-Québec d’échanger et de rencontrer des personnes handicapées.

«Avec le contexte pandémique et les mesures sanitaires, il a fallu faire preuve de beaucoup d’adaptation et de créativité. La solution est venue de ma rencontre avec Sophie Chabot, une artiste locale. Nous avons décidé d’explorer l’art comme déclencheur», confie Gabrielle Lavoie, coordonnatrice du projet AILP.

Une bonne idée qui a plu à Rosie Chiasson, intervenante responsable à la Maison des jeunes L’Eau-Vent. «En fait, samedi, c’était la deuxième étape pour nos deux participants Alexis Patenaude et Océanne Carrier. La première activité a eu lieu à l’automne dernier. Gabrielle Lavoie, la coordonnatrice du projet AILP, nous a fait vraiment une belle entrée en matière en expliquant ce qu’est un préjugé envers les personnes handicapées. En fin de semaine, c’était la rencontre virtuelle entre tous les participants», explique-t-elle.

Notons que chaque participant recevait préalablement à l’activité une lettre d’un autre participant contenant un ensemble de création. Chacun devait ensuite concevoir une œuvre représentant la personnalité de son correspondant. Toutes les créations individuelles étaient sellées dans des enveloppes. Ce n’est que le 10 avril que toutes les personnes impliquées dans le processus ont découvert l’œuvre qui leur était destinée et qu’elles ont fait connaissance virtuellement avec leur correspondant.

«Ce fut vraiment un moment touchant. Les jeunes étaient émus et contents d’avoir participé à quelque chose plus grands qu’eux-mêmes. Ils vont s’en souvenir longtemps et voir la réalité des personnes handicapées d’un autre œil. Ils vont surement avoir plus d’ouverture et moins de préjugés», se réjouit Rosie Chiasson.

Ajoutons que Sophie Chabot travaille actuellement à rassembler les œuvres individuelles afin d’en faire une mosaïque géante qui symbolisera cette rencontre et les liens créés au-delà de nos différences. Cette création sera révélée lors de la semaine québécoise de personnes handicapées (SQPH) en juin prochain et sera exposée successivement à Drummondville, Nicolet et Victoriaville.

C’est aussi lors de cette semaine, que tous les jeunes impliqués dans ce projet durant la dernière année, seront amenés, tout en s’inspirant de l’expérience vécue lors de l’activité du 10 avril, à adresser des messages à l’attention des élus, afin de les enjoindre à construire, ensemble, une société inclusive, qui valorise la différence et sa richesse, une société dans laquelle chacun peut développer son plein potentiel.

«En plus du soutien financier octroyé par l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), c’est grâce à l’implication active et exceptionnelle de nos partenaires que ce projet d’Activités d’inclusion et de lutte aux préjugés (AILP) est rendu possible au Centre-du-Québec dont les Maisons de jeunes de L’Eau-Vent, Wickham, St-Charles-de-Drummond, Trait d’Union, L’Express, le Corps de cadets 2728 Club Optimiste de Victoriaville, le Conseil Jeunesse de la ville de Victoriaville, L’Association des parents d’enfants handicapés Drummond et Handicap Action Autonomie Bois-Francs», conclut Patrick Paulin, directeur général du ROPHCQ.

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