Un prix Aramis pour Sébastien Montembeault

Photo de Jonathan Cossette
Par Jonathan Cossette
Un prix Aramis pour Sébastien Montembeault
L’athlète originaire de Sainte-Gertrude court été comme hiver.  (Photo : courtoisie - Sylvie Lemire)

BÉCANCOUR. Sébastien Montembeault a été élevé dans une famille pour qui l’amour envers les chevaux est indéniable depuis plusieurs générations. Athlète de derby d’attelage depuis quelques années déjà, il a remporté le classement de la saison hivernale, ce qui lui a valu le prix Aramis dans la catégorie Athlète senior de l’année lors de la Soirée des Aramis présentée récemment par Cheval Québec.

Le derby d’attelage a gagné en popularité ces dernières années, faisant son entrée en Europe, aux États-Unis et tout récemment dans l’Ouest canadien. Les règles sont simples: le meneur se présente en piste (avec un cheval ou deux chevaux) où plusieurs obstacles ont été installés. Il doit réussir le meilleur temps possible, sans non plus faire tomber les balles qui sont aux abords desdits obstacles. Dans le cas du natif de Sainte-Gertrude, il s’agit de la deuxième fois en carrière qu’il remporte ce prix, la première étant lors du gala 2015.

«Je suis très content et à la fois très fier, lance-t-il d’entrée de jeu. Ça vient récompenser tous nos efforts et tous nos sacrifices. Il y a beaucoup de travail derrière nos résultats en piste et beaucoup de séances d’entraînement.»

L’athlète de 43 ans a découvert le sport alors qu’il assistait à un derby d’attelage présenté sur les Plaines d’Abraham, à Québec. Non seulement le sport avait attiré sa curiosité, mais il en avait eu la piqûre instantanée.

«Ce fut vraiment un coup de foudre et j’ai tout de suite voulu en faire. Depuis l’âge de 20 ans que je dresse des chevaux, alors ça tombait bien. J’aime tellement l’adrénaline que ça apporte, mais également tout l’aspect développement du cheval. Il faut les entraîner en bas âge pour voir s’ils vont d’abord aimer ça et s’ils vont être en mesure de performer. Ce n’est pas tous les chevaux qui sont faits pour compétitionner. J’aime toujours travailler les meilleurs côtés du cheval et les amener à se dépasser», témoigne-t-il.

«En compétition, il faut être capable de gérer son stress, surtout pour ne pas le transmettre au cheval. On ne peut juste arriver là et compétitionner. Il faut beaucoup de préparation et être assidu aux entraînements. On parle d’environ sept à huit heures d’attelage par semaine.»

Sébastien Montembeault est l’un des meneurs qui courent été comme hiver. Il a remporté le championnat du classement – été et hiver – depuis maintenant sept ans. Dans le circuit, on compte une quarantaine de meneurs réguliers. Il n’est pas rare qu’il remporte sept, parfois même huit des épreuves de saison régulière.

«Je suis quand même chanceux. J’ai une terre agricole, alors beaucoup de place. Je me suis même créé un manège de compétition standard, avec obstacles, et j’ai cinq kilomètres de sentiers pour aller trotter et donc développer tout ce qui est musculation et cardiovasculaire. C’est beaucoup de travail, mais mes chevaux y sont pour beaucoup. Je suis chanceux d’avoir deux très bons chevaux, de 14 et 15 ans, en Texas Jack et Bucéphale.»

«J’ai cinq ou six chevaux de relève également. On doit en avoir de prêts en cas de blessure. Du côté des plus jeunes, il faut les pratiquer et les préparer à la compétition. Ce ne sont pas tous les chevaux qui vont se développer à leur maximum, et chacun aura ses forces et ses faiblesses. On peut commencer à les atteler à 2 ans et demi et l’âge minimal de compétition est de 4 ans, alors ça donne un bon deux ans pour voir s’ils vont aimer ça. Le cheval est un animal qui écoute beaucoup et qui est très attentif», conclut-il.

Depuis maintenant quatre ans, celui qui est également maréchal-ferrant occupe la présidence de l’Association des derbys d’attelage du Québec (http://www.ladaq.com/derby.html). Les saisons ont lieu de la mi-mai jusqu’au mois de septembre, et de janvier jusqu’au mois de mars.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des