Un Polycourons pas comme les autres…

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Par Marie-Ève Veillette
Un Polycourons pas comme les autres…
Sur cette photo, on reconnaît Claire Filion, une interprète en langue LSQ qui décore à chaque année le t-shirt blanc. (Photo : courtoisie)

SAINT-LÉONARD-D’ASTON. Il s’en est fallu de peu pour que le 38e Polycourons de l’école secondaire La Découverte n’ait pas lieu. Les règles sanitaires entourant la COVID-19 ont obligé les organisateurs à repenser l’événement deux fois plutôt qu’une!

«On a été très chanceux de pouvoir le réaliser», mentionne d’entrée de jeu Jean-Yves Doucet, un des membres du comité organisateur. Il rappelle qu’en raison de la COVID-19, la plupart des courses n’ont pas eu lieu au Québec. Mais pour faire bouger les jeunes et perpétuer la tradition de l’école secondaire de Saint-Léonard-d’Aston, un plan B a été trouvé. «Notre idée de départ était de faire la course par niveau. Par exemple, le secondaire 1 aurait fait une distance à la première période, suivi du secondaire 2 et ainsi de suite, plutôt que notre traditionnel événement qui se tient durant un après-midi complet et qui réunit 1200 personnes.»

Tout était rodé au quart de tour pour cette nouvelle mouture… jusqu’à ce que la Santé publique vienne brouiller les cartes avec le décret de la zone rouge au Centre-du-Québec. «C’était deux semaines avant l’événement, rappelle M. Doucet. Vu l’évolution des consignes, on ne pouvait plus se permettre de faire ça».

Le Polycourons 2020 s’est déroulé par classe-bulle.

L’équipe s’est retroussé les manches une seconde fois et l’idée de tenir un événement par classe-bulle, durant le cours d’éducation physique, a germé. C’est ce plan C qui a permis la tenue de la 38e édition, qui ne proposait toutefois que la distance du 4 km pour des raisons de logistique. «Les résultats ont été chronométrés à la mitaine et le parcours habituel pour cette distance a été modifié. Sur le 4 km original, il y a plein de bénévoles qui assurent la sécurité. Mais ce n’était pas possible de faire appel à eux cette année en raison des règles sanitaires. Le professeur d’éducation physique a donc demandé à des membres du personnel disponibles d’assurer la sécurité des jeunes.»

Cette édition particulière s’est tenue sous la présidence d’honneur du pilote automobile Marc-Antoine Camirand, originaire de Saint-Léonard-d’Aston et ancien élève de l’école. Par le biais d’une vidéo diffusée dans chacune des classes, il a sensibilisé les élèves à l’importance d’avoir une bonne santé physique et leur a rappelé que le Polycourons est «une belle occasion de se dépasser».

Même chose pour le volet Terry Fox de l’événement, qui en était à sa 11e année. «Marie-Josée St-Onge et moi faisons habituellement la tournée des classes pour expliquer aux élèves qui est Terry Fox, et pourquoi l’école a intégré ce volet au Polycourons. Cette année, ça s’est fait par vidéo», raconte Jean-Yves Doucet.

Le volet Terry Fox du Polycourons vise à recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer, à travers la Fondation Terry Fox. Il a culminé le 15 octobre dernier, jour où aurait dû avoir lieu le Polycourons dans sa version traditionnelle. «Cette journée-là, la plupart des élèves ont acheté et porté un gilet blanc», mentionne Jean-Yves Doucet. Ce t-shirt est étroitement associé à l’événement depuis des années puisque les élèves le portent durant la course.

Jean-Yves Doucet et Marie-Josée St-Onge

Comme le veut la tradition, tous les profits de la vente de ces gilets étaient remis à la Fondation Terry Fox. En y ajoutant les nombreux dons et les profits liés à la vente de t-shirts à l’effigie de Terry Fox fournis par la Fondation, c’est un grand total de 3500$ qui a été recueilli cette année. «C’est exceptionnel compte tenu du contexte», se réjouit M. Doucet, rappelant que bon an mal an, avec la participation d’autres écoles du territoire (impossible cette année), c’est un montant avoisinant les 5000$ qui est amassé en moyenne. «On est très satisfait.»

En 11 ans, c’est tout près de 60 000$ que l’école a remis à la Fondation Terry Fox. «C’est un beau projet», commente Jean-Yves Doucet, ajoutant qu’il y a aussi une forme d’éducation à travers ce volet humanitaire du Polycourons: «Ça sensibilise les élèves à l’empathie et les conscientise à la persévérance et au courage.»

Des valeurs d’autant plus importantes en cette période de pandémie…

 

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