Un journal étudiant #çavabienaller aux Seigneuries

Un journal étudiant #çavabienaller aux Seigneuries
On demeure positif dans Nouvelles ÉSLS! (Photo : Courtoisie)

COVID-19. Afin de garder le contact, l’équipe de Nouvelles ESLS, le journal étudiant de l’école secondaire de Saint-Pierre-les-Becquets a pensé faire une première édition spéciale intitulée #çavabienaller. Une édition qui est en ligne et qui pourrait en amener d’autres d’ici juin.

«Depuis cette année, nous avons aux Seigneuries une option journalisme. Les élèves sont plongés dans l’univers journalistique et découvrent toutes les facettes du monde des médias. Évidemment, le contexte actuel amène à prendre une pause. Par contre, on trouvait intéressant d’exploiter le sujet avec nos élèves. C’est de cette façon qu’est née l’idée du « journal #çavabienaller». Nous avons aussi mis les membres du personnel à contribution afin de mener à terme ce projet», explique Sarah-Claude Hébert, l’enseignante responsable.

Voici des exemples de textes que les journalistes-élèves y ont écrits.

La vie continue par Sonia Auger

Comme vous le savez sans doute, nous sommes dans une période de confinement, mais ce n’est pas ce qui va changer nos habitudes. C’est un super moyen pour nous remettre en forme, apprendre de nouvelles choses, comme la cuisine. Nous pouvons essayer de nouvelles recettes ou faire celles que nous ne faisons pas souvent. C’est également une opportunité pour remettre de l’ordre dans nos affaires ou dans notre maison.

Pour ma part, j’habite sur une ferme donc mes journées sont assez chargées là-bas. J’aime aussi faire la cuisine, de nouveaux desserts que nous ne faisions pas avant ou des repas pas très compliqués à faire, qui ne nécessitent pas beaucoup d’ingrédients. Il est aussi important d’aller faire un tour dehors tous les jours pour prendre l’air. On peut aller prendre des marches tout en respectant la distance de deux mètres avec les autres.

Malgré le fait que la vie économique soit en pause, la vie naturelle et familiale continue d’avancer, je vous invite donc à faire comme elle. Le printemps est en train d’arriver, allez voir dehors toutes les belles fleurs qui poussent. Nous ne prenons pas souvent le temps de regarder ces merveilles parce que nous sommes absorbés par toutes nos autres petites préoccupations. Appelons nos proches, nos grands-parents, nos amis que ce soit pour prendre de leurs nouvelles ou simplement pour leur raconter notre journée. Je suis sûre que ça leur fera un plaisir fou.

 

Un beau bonjour par Rosalie L’Hérault

J’espère que vous et votre famille vous portez bien. Pour ma part, nous sommes en pleine santé et nous restons positifs.

En ces temps de confinement, je travaille à plein temps à la ferme familiale. J’ai la chance de pouvoir m’occuper et de me changer les idées!  Je passe davantage de moments amusants avec ma petite sœur et mon petit frère, je cuisine et j’écoute parfois des films en soirée. Nous avons aussi sorti nos bicyclettes!

Je ne sais pas si vous suivez les actualités sur les produits laitiers, mais pour certains producteurs, ce sera une période très ordinaire alors plus que jamais essayons d’acheter local!

Sur ce, je vous souhaite de garder un bon moral et de profiter du soleil printanier qui fait tranquillement son entrée.

P.S Joyeuses Pâques! En passant, je vais recevoir six poules dans quelques semaines en espérant qu’elles soient gentilles et qu’elles veuillent bien me donner des cocos en chocolat.

 

Un nouveau monde par Kelly Drapeau

Depuis quelque temps le monde au complet est au ralenti. Plus d’école, plus de sports, plus d’activités, plus de soupers familiaux et pour certains plus de travail. Nous devons rester les uns les autres distancés et ne plus faire de rassemblements. Mais cela signifie-t-il plus de plaisir, de projets ou d’occupations? Dans cet article, je ne vous donnerai pas mon avis de scientifique ou de médecin, mais bien mon avis d’adolescente qui observe avec inquiétude le déroulement de cette catastrophe d’échelle mondiale.

Premièrement, au début de cette épidémie je dois dire que je ne m’intéressais pas trop à ce virus. Je me disais que jamais la Covid-19 ne me toucherait personnellement comme il était présent en Chine, un pays à l’opposé du globe. Mais plus cette maladie grandissait, plus j’avais peur. Puis en l’espace d’une semaine, le coronavirus était passé de petit virus à catastrophe nationale dans ma tête.

Lors de cette même semaine, mes tournois de volleyball, mes compétitions de danse, mes camps de soccer et mon voyage ont été reportés puis annulés. De plus, mon école a fermé ses portes pendant deux semaines. Sur le coup, j’étais en colère. Je me disais que ce virus gâchait ma vie et que tout le monde en mettait trop avec ça. Plus tard, j’ai compris que ces conditions étaient très difficiles à gérer puisque cette épidémie est nouvelle et qu’il fallait comprendre les raisons derrière ces décisions. Puis finalement, ma quarantaine était loin d’être un supplice, mais plus une opportunité d’apprendre à profiter de la vie plus simplement.

Maintenant, je travaille chaque jour sur l’entreprise familiale puis je vais courir. Je fais de la cuisine et j’essaie de me cultiver avec des livres et des exercices. Je me sens vraiment bien, mais par contre, je m’ennuie de mes activités, de mes amis, de ma famille et de l’école aussi. C’est pour ça que je me lave régulièrement les mains et que j’essaie de sortir de chez moi le moins possible.

 

Ce que j’en pense
par Alicia Drapeau

Je pense que le gouvernement a pris la bonne décision en prenant les mesures nécessaires pour éviter que le virus se propage davantage. Un virus tel que celui-ci peut se propager à une vitesse folle, surtout dans les écoles qui rassemblent des centaines et parfois des milliers d’étudiants. La fermeture des établissements scolaires a pour but de garder les élèves en sécurité chez eux. Je pense toutefois que cette consigne n’est pas respectée par tous les étudiants puisque le nombre de malades augmente sans cesse.

Je vois le confinement comme une façon de se déconnecter du reste du monde et de passer plus de temps en famille. Nous avons patiné sur une patinoire qui s’est formée naturellement dans le champ derrière ma maison. C’était très amusant!

Même si le fait de ne plus voir mes amis m’attriste, j’ai l’occasion de découvrir de nouvelles choses et de pouvoir découvrir de nouveaux champs d’intérêt. J’ai donc commencé à cuisiner davantage et j’ai pu apprendre beaucoup de choses dans le domaine. Je peux prendre des nouvelles des gens de mon entourage facilement grâce aux réseaux sociaux, ce qui me permet de ne pas complètement perdre contact avec mes proches.

Pour ce qui concerne les travaux scolaires, je peux m’exercer sur plusieurs sites et applications. De cette manière, je peux me replonger dans la matière, j’aime bien cette méthode de travail.

 

Mon confinement
par Ann-Gabryelle Pichette Hovington

Comme vous le savez, depuis le 13 mars, les écoles du Québec sont fermées en raison de la pandémie que nous vivons concernant le coronavirus (COVID-19). Dans l’option journalisme, nos enseignants ont eu la brillante idée de nous demander de faire un article sur notre confinement. J’ai accepté l’idée avec joie et je vous offre aujourd’hui cet article.

Au départ, la quarantaine devait durer 2 semaines. Alors, disons que, nous, les élèves, nous étions heureux et nous prenions cela à la légère. Mes amies et moi, nous nous disions que c’était comme les vacances de Noël et que ça durerait seulement 2 semaines. Puis, au bout de quelques jours, le gouvernement a commencé à parler de 3 semaines et même 1 mois. Récemment, on nous a annoncé que l’école reprendrait seulement le 4 mai. Je ne sais pas pour les autres élèves de l’école, mais moi j’ai trouvé ça dommage. J’étais déçue puisque j’aime aller à l’école en me disant que je vais apprendre de nouvelles choses, que je vais m’améliorer dans des matières qui sont plus difficiles pour moi et surtout que je vais voir mes amies. J’ai toujours aimé l’école, alors avoir un congé d’un mois et demi en plein milieu de l’année scolaire… très peu plaisant pour moi.

Au début du confinement, disons que je ne faisais rien pour m’occuper. Puis, sur Facebook, ma mère et moi avons vu des comédiens et des humoristes faire des chansons et des vidéos. Nous avions trouvé ça drôle, mais sans plus. Quand nous avons vu que plus de personnes faisaient des vidéos et que même nos amis en faisaient, ma mère a décidé de commencer à en faire. Moi dans tout ça, je m’occupe du montage, d’écrire les paroles au fur et à mesure que la vidéo avance pour que les gens puissent bien comprendre. Bref, je suis derrière la caméra et je dois avouer que j’aime beaucoup ça.

Depuis quelques jours, nous avons «abandonné» les chansons pour se concentrer sur des sketchs en se basant sur l’émission I love Lucy de Lucille Ball (pour ceux qui connaissent). Ma mère invente des scénarios, s’habille comme dans les années 50, se coiffe et se maquille comme Mme Ball. Quand le sketch est tourné et que le montage est fait, nous mettons nos vidéos sur Facebook et sur YouTube. Nous avons beaucoup de plaisir à faire cela et ça passe le temps.

Bien sûr, je ne fais pas que ça! Certains de nos enseignants nous envoient du travail optionnel à faire. Je les fais, car je ne veux pas avoir pris trop de retard quand l’école va recommencer!

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