Un ADN fait de sports équestres

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Par Marie-Ève Veillette
Un ADN fait de sports équestres
Pierre Guillemette et sa petite-fille Alexia. (Photo : Marie-Eve Veillette)

BÉCANCOUR. Dans ses écuries du boulevard des Acadiens, à Bécancour, Pierre Guillemette se sent bien. Il a le sourire accroché au visage, et celui-ci s’élargit encore davantage lorsque sa petite-fille Alexia vient le rejoindre.

Les deux complices ont en commun une même passion: les chevaux. Et ils partagent un même passe-temps: l’attelage. Tous deux participent à des compétitions et y excellent, chacun dans leur catégorie évidemment. Un succès qui semble génétique!

Récemment, le duo s’est retrouvé finaliste à la Soirée des Aramis, gala qui récompense l’engagement bénévole au sein de l’industrie équestre, ainsi que l’excellence des athlètes, chevaux, artisans, éleveurs, intervenants et officiels en sport et en loisir.

Alexia était en lice dans la catégorie «Athlète Junior sur la scène canadienne en attelage», tandis que son grand-père l’était dans la catégorie «Athlète international». En 2018, il avait été sélectionné sur l’équipe canadienne pour représenter le pays au Championnat du monde d’attelage en simple à Kronenberg, en Hollande.

Une expérience qu’il a vécue… en famille! En effet, non seulement ses proches se sont rendus aux Pays-Bas pour l’encourager, mais un de ses fils – le père d’Alexia – lui a prêté main forte durant la compétition. «Il était mon groom d’attelage. C’est lui qui maintenait l’équilibre de ma voiture. Il aura dans ses souvenirs d’avoir participé au championnat du monde avec son père!», sourit le Bécancourois, gonflé de fierté.

Un rôle familier pour fiston, qui voit évoluer sa fille dans la même discipline et qui fait régulièrement son tour à l’écurie familiale.

Persévérer

Les Guillemette ont toujours côtoyé des chevaux. Du moins, d’aussi loin que se souvienne Pierre Guillemette. «Enfant, j’avais un petit poney. Ça n’a jamais vraiment arrêté. Mon père, aujourd’hui décédé, avait fait de sa ferme un endroit dédié aux chevaux de courses.»

«Il y avait des entraîneurs. Mon père ne manipulait pas les chevaux comme tel, mais moi, j’ai été élevé là-dedans. Je montais des quarter horses. À son décès, j’ai dû laisser de côté cette discipline pour prendre la relève.»

Comme Pierre Guillemette ne fait jamais les choses à moitié, il s’est impliqué à fond dans son nouveau rôle. Vers 2007-2008, il s’est même retrouvé à la tête de Standardbred Canada, un organisme qui soutient la race Standardbred, de même que les personnes qui élèvent et possèdent ces chevaux, ou qui coursent avec eux.

«À cette époque, je faisais de la promotion d’étalons. On bridait environ 300 juments avec les semences de nos étalons dans nos installations (à Bécancour). J’étais hautement impliqué quand l’industrie a fermé en 2008-09. Le gouvernement ne voulait plus de nous; il préférait démarrer ses casinos.»

L’industrie a alors fondu comme neige au soleil, se rappelle M. Guillemette. «J’avais un certain âge. C’était difficile de revenir à mes premières amours (quarter horse show). Monter à cheval et me faire brasser un peu, ça me tentait moins! J’ai alors découvert les combinés d’attelage et me suis mis à participer à ce sport. J’ai grimpé les échelons jusqu’à me rendre au championnat du monde.»

Pierre Guillemette est le troisième Québécois à accomplir l’exploit dans toute l’histoire de l’attelage au Québec. Une fierté pour lui, mais aussi pour sa petite-fille, qui voit en son grand-père un exemple de persévérance.

«Il est courageux, affirme Alexia, les yeux remplis d’admiration. Et il est généreux. C’est grâce à lui si je peux vivre tout ça», reconnaît la jeune fille de 11 ans, qui souhaite poursuivre son cheminement en sports équestres tant que la passion sera au rendez-vous.

Actuellement, celle qui s’entraîne plusieurs soirs par semaine, en plus des fins de semaine, suit des cours en selle et en attelage. Elle souhaite aussi faire des classes de dressage. Des choix judicieux, selon Pierre Guillemette: «Plus tu es versatile, dans les chevaux, plus ça peut te mener loin. Tu deviens plus clairvoyant», dit-il.

En ce qui concerne ses propres objectifs, il lorgne une autre participation au Championnat du monde d’attelage, qui aura lieu en 2020. «On va prendre les défis un à la fois, et voir où ça va nous mener.»

 

 

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Louise Guillemette
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Je suis fière d’eux…. Vivre une passion donne des ailes dans la vie pour tous!
En attendant, je leur fait des confiseries à leur passion, cela fait me rendre prêt d’eux sans y être sur leurs talons!