Triathlon: un programme unique pour les jeunes du primaire

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Par Stéphanie Paradis
Triathlon: un programme unique pour les jeunes du primaire
Éric Lemay et Louis Desbiens, enseignants en éducation physique à l'école Paradis de Baie-du-Febvre. (Photo : Stéphanie Paradis)

BAIE-DU-FEBVRE.  L’école Paradis de Baie-du-Febvre a créé un programme unique dans la région il y a déjà 5 ans, soit un programme de triathlon qui s’adresse aux jeunes de la 3e à la 6e année du primaire. Des jeunes des municipalités avoisinantes ont également la chance de rallier les rangs!

Pour l’année 2021-2022, 47 élèves sont inscrits au programme, soit un peu plus du double d’inscriptions que lors de la première année du programme. La directrice de l’école Paradis, Nathalie Girard, l’avoue: ils sont un peu victimes de leur succès!

Les élèves qui font partie du club auront trois heures d’entrainement par période de 10 jours, sur les heures de classe. À cela s’ajoute deux soirées d’entrainement par semaine, soit un soir en parascolaire à l’école pour la course et le vélo ainsi qu’un soir à la piscine de l’École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet.

Lorsque les jeunes s’inscrivent au programme de triathlon, ils s’engagent par le fait même à participer au triathlon Les Zéclairs du Club de triathlon de Nicolet.

Les élèves de 1re et 2e année peuvent quant à eux participer à un volet d’initiation, c’est-à-dire qu’une période d’éducation physique par cycle de dix jours est consacrée aux disciplines du triathlon.

« On les amène à la piscine parce que la crainte de plusieurs élèves qui ne s’inscrivent pas au programme, c’est la natation. L’an dernier, on a réussi à aller quatre fois à la piscine, malgré la pandémie », explique Éric Lemay, enseignant d’éducation physique qui participe au programme depuis le tout début. En aussi peu de séances, les progrès sont souvent notables. Il se souvient d’un élève qui avait peur d’entrer dans l’eau lors de la première séance et qui est allé sauter du tremplin lors de la dernière! « C’est une progression énorme! Ce sont de grandes fiertés », dit l’enseignant.

« C’est la beauté de la chose: voir des jeunes qui ne savent pas nager, par exemple, et qu’à la fin ils sont capables de faire un triathlon, c’est merveilleux! C’est gratifiant autant pour nous que pour les jeunes », témoigne Louis Desbiens, enseignant en éducation physique qui a joint l’équipe cette année.

Le programme de triathlon, en plus de rendre l’activité physique plus accessible en offrant trois disciplines en une, crée un esprit d’équipe et un effet de groupe qui se reflète sur le sentiment d’appartenance envers l’école. « Oui, c’est un sport individuel, mais on est une gang et on s’entraine dans le plaisir! », lance Louis Desbiens.

« J’avais quatre ou cinq sportifs qui étaient en 3e année l’an dernier. Ils ne s’étaient pas inscrits, et chaque fois qu’on partait avec les groupes, ils nous regardaient quitter avec regret… cette année, ils sont tous inscrits! », raconte M. Lemay.

Trois disciplines en une, un choix judicieux

Lorsque l’ancien directeur de l’établissement a voulu lancer un programme sportif, il avait tout d’abord pensé à jumeler le soccer et le hockey, sports pour lesquels lui et Éric Lemay étaient respectivement amateurs. Cependant, ils craignaient que ce programme interpelle majoritairement les garçons.

« En choisissant le triathlon, on venait d’élargir notre gamme. La preuve, lors de la première année, il y a plus de filles que de garçons qui se sont inscrits. Aujourd’hui, c’est environ moitié filles, moitié garçons », témoigne Éric Lemay.

« Sans vouloir faire de sexisme, on constate que les filles aiment particulièrement la natation, et les garçons, le vélo! », mentionne M. Lemay. « Ce qui est intéressant avec le programme, c’est que tout le monde fait déjà du vélo ou peut courir. Il n’y a que la natation qui est plus technique. Il n’y a aucun prérequis; on prend tout le monde et on commence au niveau du jeune », précise-t-il.

D’ailleurs, la principale nouveauté de cette cinquième année au programme est que grâce à sa popularité, les élèves peuvent enfin être divisés en trois groupes selon leur niveau, plutôt que deux: Initiation, Développement et Avancé. Cela permet un meilleur encadrement des élèves, ce qui favorise leur progression et un entrainement personnalisé.

Pour 2021-2022, on peut compter également sur l’arrivée de Louis Desbiens, nouvel enseignant en éducation physique à l’école Paradis, qui chapeautera le programme aux côtés d’Éric Lemay. « Le triathlon, c’est mon sport de prédilection depuis que j’ai l’âge de 6 ans », mentionne Louis Desbiens. « Lorsque l’ancien entraineur a quitté et qu’on m’a téléphoné, je suis venu en courant, sans vouloir faire de jeux de mots! J’ai dit oui tout de suite ».

Les élèves du programme sont en provenance de Nicolet, Pierreville, Sainte-Monique, Saint-Zéphirin-de-Courval, Saint-François-du-Lac et, bien entendu, Baie-du-Febvre. D’ailleurs, les commanditaires, la communauté et la municipalité de Baie-du-Febvre offrent leur soutien au programme. Le programme est d’ailleurs doté de vélos offerts par des commanditaires. Chaque élève inscrit a ainsi son propre vélo qui lui est attribué en début d’année et dont il doit prendre soin.

« C’est également toute l’équipe-école qui est derrière nous. Les profs se mobilisent et embarquent. Ça demande une adaptation de leur part également, car dans leur groupe régulier, il y a souvent quatre ou cinq élèves qui s’en vont en triathlon, et ce n’est pas tous les profs qui pourraient accepter ça, et il faut le souligner. La participation des profs est exceptionnelle », conclut M. Desbiens.

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