Travailleur foudroyé : la CSST émet son rapport

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Par Patrick Vaillancourt

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a rendu publique mardi les conclusions de son enquête à la suite de l’accident du travail qui a entraîné le décès de Bryan Boivin sur le chantier de la centrale Rapides-des-Cœurs le 31 mai dernier.

Bryan Boivin était un bûcheron de la Société en commandite développement économique Nictamitakok de Wemotaci. L’accident est survenu dans une zone de coupe forestière située non loin du chantier de la centrale Rapides-des-Cœurs d’Hydro-Québec.

Le travailleur a été électrocuté par la foudre alors qu’il effectuait des travaux de déboisement. L’emplacement du travailleur pendant l’orage est la cause qui explique cet accident.

L’enquête a permis à la CSST de retenir une cause pour expliquer l’accident : le travailleur se tient dans une zone propice à être frappée par la foudre au moment où celle-ci s’abat sur le sol. M. Boivin se trouvait au pied d’arbres matures en terrain élevé et dégagé.

Le jour de l’accident, l’équipe, composée du bûcheron Bryan Boivin et d’un opérateur de débardeur, est affectée au déboisement du site d’un futur pylône. Tandis que l’opérateur du débardeur évacue des grumes hors du site d’abattage, un violent orage s’abat sur leur secteur. À son retour, il retrouve son collègue inanimé, allongé au pied d’un arbre. La victime a été électrocutée par la foudre.

Exigences

À la suite de cet événement, la CSST exige au maître d’œuvre de s’assurer que le sous-traitant, la Société Nictamitakok, modifie son programme de prévention spécifique pour tenir compte des risques associés à la foudre.

Pour prévenir ce genre d’accident, la CSST recommande aux employeurs du milieu forestier de former et d’informer les travailleurs des dangers liés à la foudre et des mesures à prendre de manière à ce qu’ils puissent les appliquer lors de l’imminence d’un orage.

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