Théâtre d’été au Belcourt: ça commence ce soir! [AVEC EXTRAIT VIDÉO EXCLUSIF]

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Par Marie-Ève Veillette
Théâtre d’été au Belcourt: ça commence ce soir! [AVEC EXTRAIT VIDÉO EXCLUSIF]
Devant: Alex Desmarais, metteur en scène. Couché: Gabriel Simard, comédien. Assis: Catherine Simard et Samuel Brassard, comédiens. Derrière de gauche à droite: Mélanie Robinson, scénographe, Mylène Turcotte, conception d'éclairage, et Hélène Rioux, régie. (Photo : Marie-Eve Veillette)

BAIE-DU-FEBVRE. À 20h ce soir (4 juillet), une page d’histoire s’écrira au Théâtre Belcourt de Baie-du-Febvre alors que s’amorcera, sur sa scène, une première saison de théâtre d’été en plus de 25 ans…

La compagnie de théâtre centricoise Tire-toi une bûche y produit tout l’été la pièce Ça va devenir gros, écrite au tournant des années 2000 par les auteurs et acteurs François Archambault et Marie-Hélène Thibault. Jusqu’au 3 août, elle sera jouée deux soirs par semaine, les vendredis et samedis, à l’exception de cette semaine, où elle sera présentée ce jeudi et vendredi.

Ce sont les comédiens Samuel Brassard, Catherine Simard et Gabriel Simard qui se donneront la réplique dans une mise en scène d’Alex Desmarais, comédien et metteur en scène originaire de Saint-François-du-Lac, qui a également été un élève assidu des ateliers de théâtre donnés au Belcourt.

L’équipe est complétée par Mélanie Robinson (scénographe), Mylène Turcotte (conception d’éclairage) et Hélène Rioux (régie).

Rencontrés la veille de la première médiatique, tous se disaient fébriles à l’idée d’amorcer les représentations. «On a vraiment hâte», indique Catherine Simard.

«On est rendu là, renchérit Alex Desmarais. On est rendu à avoir un public, des réactions, des rires…»

La troupe a passé la semaine au Théâtre Belcourt pour préparer sa mise en salle. «On a eu le temps de bien peaufiner tout ça et être vraiment satisfait du résultat. C’est un luxe qu’on ne pourrait pas avoir à Montréal ou Québec, où [cette étape] va beaucoup plus vite», poursuit le metteur en scène, qui se dit reconnaissant envers l’équipe du Belcourt, un partenaire précieux depuis le début du projet.

La pièce

C’est devenu gros, c’est l’histoire de Nathalie et Stéphane qui attendent la venue de leur premier enfant. Nous les suivons à travers la première échographie, les différents examens, le choix difficile de la marraine, les cadeaux trop à l’avance, la recherche du prénom parfait, les moments de déprime, les « supposés » bons conseils et les avertissements qui fusent de partout.

«C’est un condensé des hauts et des bas de la grossesse, résume Alex Desmarais. La pièce va plaire à un large public; tant aux plus jeunes, qui viennent de vivre la maternité et la paternité, qu’aux plus vieux, qui vont revivre [la leur].»

Une pièce idéale pour renouer avec le théâtre d’été ou découvrir en quoi il consiste, croit M. Desmarais. «C’est un spectacle très accessible, ne serait-ce que par son thème universel. Ceux qui aiment les humoristes ou les shows de divertissement vont apprécier, tout comme ceux qui ont connu les belles années du théâtre d’été et qui en retrouveront les procédés comiques traditionnels.»

Fait à noter: les auteurs de la pièce seront présents à la première médiatique de ce jeudi 4 juillet, au plus grand plaisir de la troupe. «[François Archambault et Marie-Hélène Thibault] ont eux-mêmes déjà fait partie de la relève. Ce sont encore des gens de théâtre et ils savent tout ce que ça prend pour monter un spectacle. Ils sont d’une générosité extrême envers nous. Ils ont même tourné, pour nos réseaux sociaux, une petite vidéo  dans laquelle ils racontent comment ils avaient écrit le spectacle, en plus d’inciter les gens à venir nous voir à Baie-du-Febvre», se réjouit M. Desmarais.

Ce sera une sixième production professionnelle pour leur pièce, poursuit-il. «La dernière remonte à une douzaine d’années. Je pense qu’ils étaient très flattés que la relève s’intéresse encore à l’œuvre.»

Un gros défi pour les acteurs

Lorsqu’on demande à l’équipe quel a été le plus gros défi rencontré, les comédiens rigolent et lancent à l’unisson: «Il y a beaucoup de texte!».

Une centaine de pages, en fait, pour un spectacle de moins de deux heures. «C’est très verbeux, très athlétique, affirme Catherine Simard. Ça va vite.»

«Il faut demeurer dans le rythme, parler avec des émotions justes, tout en étant dans la comédie. Le plus difficile, peut-être, c’est de ne pas se faire rire [entre nous]», sourit Samuel Brassard, qui renoue avec le théâtre d’été après en avoir joué au Lac Saint-Jean plus jeune.

«Pour ma part, je joue trois personnages, avec les changements de costume [que ça implique], indique Gabriel Simard, qui en est à une première expérience en théâtre d’été. Je passe mon temps à courir, y compris en coulisse!»

Le public s’attachera aux personnages, promet Alex Desmarais. Et pour s’assurer que le courant passe, la salle a été scindée en deux. «On voulait de plus petits publics pour établir une meilleure proximité. Le texte s’y prêtait bien, puisque les personnages s’adressent directement aux spectateurs à l’occasion.»

Enfin, notons que les gens de la région se reconnaîtront dans la pièce. «On fait des références au village et à la région; comme si l’action se passait à Baie-du-Febvre. [Nathalie] accouche à Trois-Rivières. On a vraiment voulu rejoindre les gens d’ici», conclut le metteur en scène.

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