Suicide: des sentinelles formées en milieu agricole

Suicide: des sentinelles formées en milieu agricole
Les conditions de vie des producteurs comportent de nombreux éléments stressants (endettement élevé, fluctuation des prix, manque de main-d’oeuvre, changement des politiques, cadence de travail imposée par les conditions climatiques, etc.).

AGRICULTURE. C’est une dizaine de personnes qui recevront, ce vendredi 29 novembre à Nicolet, la formation «Agir en sentinelle pour la prévention du suicide – Déclinaison agricole». S’adressant aux producteurs agricoles et à toutes les personnes qui les côtoient, la formation gratuite vise à reconnaître les signes précurseurs des comportements suicidaires et de diriger le producteur en détresse vers les ressources d’aide appropriées.

«Les producteurs se trouvent parmi les travailleurs ayant un haut taux de suicide, deux fois plus que la moyenne québécoise, et ils sont souvent peu portés à parler de leur détresse à un professionnel de la santé», souligne Annie Therrien, formatrice accréditée par l’Association québécoise de prévention du suicide.

De là l’importance de former des sentinelles chez les personnes les plus susceptibles de recevoir les confidences des producteurs comme des agronomes, des représentants ou des vétérinaires. «On peut comparer le rôle des sentinelles à celui des personnes capables de donner les premiers soins en attendant que des spécialistes prennent la relève», ajoute-t-elle.

«C’est assez récent que l’on offre des formations adaptées aux réalité du milieu agricole. Cela fait suite à une demande de l’UPA. Il faut savoir que les horaires atypiques dans le domaine ne favorisent pas un accès facile aux services d’aide. C’est pourquoi il est important d’aller vers eux, dans leur milieu de travail. Les nombreuses heures et les difficultés à se faire remplacer quand on va moins bien sont également des facteurs qui font que l’on demande moins de l’aide tout en étant à l’origine de la détresse psychologique des agriculteurs», explique Annie Therrien en précisant que la formation est réalisée par le Centre de prévention du suicide Accalmie en collaboration avec l’École d’agriculture de Nicolet, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Notons qu’à la fin de la formation de sept heures qui se tient habituellement deux fois par année dans la région, le participant sera capable de :

  • Reconnaître l’influence de ses valeurs et de ses croyances face au suicide;
  • Repérer les personnes vulnérables au suicide;
  • Vérifier la présence d’idées suicidaires;
  • Recueillir les informations relatives à la planification du suicide;
  • Encourager le producteur à demander de l’aide et l’accompagner dans ses démarches;
  • Référer la personne vers les ressources d’aide appropriées.

On peut apprendre davantage sur la formation «Agir en sentinelle pour la prévention du suicide – Déclinaison agricole» en se rendant sur le site web de l’Association québécoise de prévention du suicide : https://www.aqps.info/se-former/sentinelle-agricole.html

 

Besoin d’aide pour vous ou pour un proche?

Association québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553).

Ce service est offert partout au Québec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

 

 

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