Un défi solidaire dans le désert
BÉCANCOUR. Cathy Larochelle, Valérie Bergeron et sa fille Dalila Bergeron s’envoleront en mai prochain vers Boa Vista, au Cap-Vert, afin de réaliser un défi de trek 100% féminin, mais au-delà de cela, un défi humain. Du 7 au 13 mai 2026, les trois femmes, équipées d’une boussole, d’un rapporteur topographique, d’une carte et d’une bonne paire de chaussures de randonnée, fouleront les grands espaces naturels.
C’est aussi une occasion de célébrer l’association Ruban Rose qui milite pour une meilleure prévention du cancer du sein, car l’événement est associé à plusieurs nobles causes. Les marcheuses se sont aussi associées à une cause supplémentaire, Fillactive, qui favorise la participation à l’activité physique chez les adolescentes, et avec ESPACE Mauricie qui fait de la prévention de la violence faite aux enfants. “Tant qu’à le faire, on s’est dit qu’on allait aider un maximum de personnes en même temps”, mentionne Valérie.
Cathy de Bécancour et Valérie de Saint-Étienne-des-Grès, deux grandes amies, viennent de célébrer leur cinquantième anniversaire. “On a déjà vécu beaucoup d’expériences ensemble, que ce soit du côté de l’entrainement que de la vie personnelle”, raconte Valérie. Elles ont décidé de marquer ce tournant en relevant de nouveaux défis. “On voulait boucler la boucle!”, lance-t-elle. Puis, elles ont recruté Dalila qui, en plus de chercher quelque chose d’original pour lancer sa carrière, pourra être d’un précieux soutien grâce à sa formation en physiothérapie. Elles sont Les marcheuses des deux rives.
“Ça faisait deux ans que le trek me tentait, révèle Valérie. Ce qui était tentant, c’est le défi que ça représente, dans toute son ampleur.”
“C’est sûr que d’ici le défi, on doit augmenter notre capacité cardiovasculaire pour la marche, donc il y a une préparation du point de vue physique, mais ce qui nous demande le plus présentement, c’est le côté financement”, révèle Valérie. Pour financer le voyage des trois participantes, c’est près de 20 000$ qu’elles doivent amasser, car elles sont associées à plusieurs causes. Elles sont donc présentes dans les marchés afin de vendre des cadeaux gourmands : mélanges à soupe, mélanges à biscuits, etc. Il est aussi possible d’en acheter via leur page Facebook.
Ce qui les attend : quatre jours de randonnée d’environ 20 kilomètres par jour dans le désert avec la chaleur et les dunes. Un contexte que toutes trois n’ont jamais expérimenté par le passé, même si la mère et la fille ont déjà fait des randonnées de longue durée. Dalila a eu l’occasion par le passé de marcher une semaine sur le chemin de Compostelle au Portugal, alors que Valérie s’est déjà aventurée sur le Sentier Notre-Dame – Kapatakan, aussi connu sous le nom de “petit Compostelle”, au Saguenay – Lac-Saint-Jean.
Elles devront aussi s’orienter à la boussole. “On doit calculer nous-mêmes nos azimuts, nos distances de marche. On n’a pas le droit au GPS, par exemple, ou à tout outil technologique.” Heureusement, Valérie et Dalila ont déjà des habiletés avec ces outils, car elles font déjà de la recherche et sauvetage.
C’est également un défi psychologique qui les attend. “On va rencontrer les gens là-bas, et on veut leur venir en aide, pas juste par le défi, mais après également.”
Également, elles veulent se rappeler, durant le défi qu’elles ont choisi d’affronter, que les femmes atteintes du cancer du sein doivent surmonter un défi que, contrairement aux Marcheuses des deux rives, elles n’ont pas choisi. “On veut franchir les étapes et souder notre équipe au nom de ces femmes-là”, conclut Valérie.
Ceux qui voudraient suivre Les marcheuses des deux rives en temps réel lors de leur trek pourront le faire via leur page Facebook.
