« Sans Rémi, on ne serait pas des Broncos »

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Par Marie-Ève Veillette
« Sans Rémi, on ne serait pas des Broncos »
Même en convalescence, Rémi Poirier a continué d'aller encourager en personne " ses petits guerriers ". (Photo : (Photo courtoisie))

SAINT-LÉONARD-D’ASTON.  Rémi Poirier a causé toute une frousse aux membres des Broncos à la mi-octobre. Leur appariteur a été victime d’un double infarctus qui lui a presque coûté la vie : il a dû être réanimé deux fois, partage Pierluc Montpetit, enseignant et responsable du programme des Broncos LHPS de l’école secondaire La Découverte.

« Il a ressenti une douleur alors qu’il était occupé à fermer sa piscine, un samedi. Mais notre Rémi, ce n’est pas un homme qui se plaint. C’est un homme de la génération où, pour que ça fasse mal, ça doit saigner! », témoigne pour sa part Andréanne Atkinson, membre du comité des Broncos.

Quelques heures plus tard, la douleur ne passe toujours pas. Monsieur Poirier se résigne alors à appeler le 811. À partir de cet appel, tout va vite. Il se dirige à l’hôpital de Drummondville, d’où il sera transféré d’urgence à Sherbrooke. C’est là qu’il a dû être réanimé. « Par chance, il était rendu! Il a été pris en charge et le personnel s’est assuré de le remettre sur la bonne voie ».

Les membres de l’organisation LHPS et les élèves qui gravitent autour du programme ont été ébranlés par cet épisode. Parce que Rémi, pour eux, c’est de l’or en barre. « C’est une personne tellement dévouée! C’est le grand-papa des joueurs de hockey. Il prend soin d’eux comme si chacun était son petit-fils », souligne Mme Atkinson.

Il faut dire que les Broncos, c’est une famille tissée serrée. Et Rémi en est le cœur et l’âme, fait comprendre le responsable du programme de hockey: « Rémi s’occupe de tout: il prépare l’équipement, aiguise les patins, ouvre l’aréna, répare les choses brisées… Il ne parle pas beaucoup. Il travaille dans l’ombre. Mais il est toujours là le premier… et il est le dernier parti! Il prend soin de tous les Broncos, peu importe leur niveau. Il fait de super belles petites attentions aux joueurs. Il les traite comme des pros et prend même le temps de leur faire des cartes personnalisées à Noël. »

Il s’occupe tout aussi bien des parents, ajoute M. Montpetit: « Par exemple, alors qu’on revenait d’un voyage à Val-d’Or, il a pris le temps de déneiger toutes leurs voitures et de leur déblayer un chemin après une grosse tempête de neige. C’est aussi arrivé à quelques reprises que des jeunes oublient des choses alors que l’équipe jouait à l’extérieur et qu’il fasse une heure et demie, même deux heures de route, pour aller leur porter. Il est incroyable! »

« Il a les Broncos tatoués sur le cœur! », renchérissent les hockeyeurs William Horion (attaquant), Frédéric Poirier (défenseur) et Jérémie Côté (défenseur). « Il regarde toutes nos parties et il nous encourage même dans nos pratiques. On sait qu’il est là. Et quand on lui demande un service, peu importe s’il est occupé ou non, il va le faire avec le sourire. Il va être content de nous aider. Sans lui, on ne serait pas des Broncos. »

Vague de solidarité

« Le fait de ne pas croiser Rémi dans les corridors de l’aréna, de ne pas le voir dans son atelier, de ne pas le côtoyer au quotidien comme avant a soulevé une vague d’émotions monstre! », fait aussi savoir Mme Atkinson.

Pour lui signifier leur solidarité, les sept équipes des Broncos lui ont chacune remis une carte. Tous les joueurs, qu’il surnomme toujours « ses petits guerriers », ont aussi inscrit son prénom sur leur bâton de hockey. Une façon de s’assurer que Rémi demeure présent avec eux malgré tout, autant durant leurs entraînements que leurs parties sur la route.

Convalescence

« On s’est toujours dit que le jour où Rémi prendrait sa retraite, on serait dans le trouble. Eh bien, on l’a été plus tôt qu’on le pensait! Pour le remplacer le temps de sa convalescence, on a dû faire un meeting spécial pour déterminer comment on se répartirait ses tâches. Elles ont été distribuées à cinq personnes! », souligne M. Montpetit.

Heureusement, Rémi se remet bien de sa mésaventure. Il est sorti de l’hôpital le mardi suivant son double infarctus. Il sera de retour au boulot le 12 novembre, pour le plus grand bonheur des troupes. « Nous avons très hâte de le retrouver, car au-delà du sport, Rémi, c’est un collègue, un ami, une personne au cœur d’or ».

Rémi Poirier travaille à l’école secondaire La Découverte depuis plusieurs années. Avant de s’occuper des Broncos, qui en sont à leur sixième année d’existence, il était surveillant d’élèves et appariteur en éducation physique, en plus de collaborer étroitement avec l’ancien professeur de musique Georges Allyson. La coupe remise lors du Tournoi de hockey Broncos porte son nom depuis la toute première édition.

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