Renaud Poulin, pilier des Voltigeurs
LHJMQ. À sa troisième campagne dans la LHJMQ, Renaud Poulin connait sa meilleure saison chez les Voltigeurs de Drummondville. Après seulement 45 matchs, il a déjà doublé son nombre de buts (23) par rapport à la saison dernière (11).
L’attaquant de 19 ans a eu la chance de vivre un championnat, rien de moins, à sa saison recrue. Puis l’organisation a si bien développé qu’elle a évité un retour dans un creux de vague de reconstruction, terminant au premier l’an dernier, rang qu’ils occupent également cette saison, au moment d’écrire ces lignes.
“Ça va très bien! Personnellement aussi, j’ai trouvé mon rythme. J’ai travaillé fort et je me suis bien entraîné l’été dernier. Je suis arrivé ici avec beaucoup de confiance et je joue avec de bons joueurs. J’ai beaucoup d’opportunités avec mon équipe, alors ça m’aide à bien performer sur la patinoire”, lance-t-il.
“Sur le plan collectif, l’équipe va très bien. Nos jeunes qui sont entrés l’ont fait avec une confiance en eux et ils sont déjà excellents, alors c’est venu faciliter notre cycle. Nos jeunes n’ont pas pris beaucoup de temps avant d’être bons, et nos plus vieux ont pris du galon également. Même si on n’a pas les plus gros noms de la ligue, comme certaines équipes, on a vraiment un beau groupe et c’est ce qui fait notre succès.”
Sur le plan individuel, le Nicolétain se dirige vers une saison de 30 buts. Tout récemment, il s’est même vu offrir un “A” sur son chandail, lui octroyant un rôle d’assistant-capitaine.
“C’est un bel honneur et j’étais content!, confie-t-il. C’est une belle reconnaissance du travail que je fais avec l’équipe.”
La majorité des joueurs repêchés dans la Ligue nationale de hockey (LNH) ont 18 ans. Le produit de l’Académie les Estacades n’y accorde pas beaucoup d’attention, car il sait très bien qu’il existe bien d’autres chemins pour atteindre le niveau professionnel.
“Je ne veux pas vraiment penser à ça. Je suis rendu à 19 ans alors je me concentre sur les opportunités qui pourront venir après (ses années juniors).”
“Il y a plusieurs chemins pour se rendre au but ultime. Il est toujours possible de recevoir des invitations à des camps d’entraînement professionnels ou de bénéficier d’autres opportunités, incluant les ligues en Europe. Bref, je ne mets pas vraiment de pression avec ça et il arrivera ce qui arrivera”, conclut-il.
D’ici là, le #46 va continuer de rouler sa bosse à Drummondville, ville parfaite sur le plan géographique pour permettre à ses parents d’assister à la majorité de ses matchs.
