Ferré en lancer du fer à cheval!

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Par Marie-Ève Veillette
Ferré en lancer du fer à cheval!
Éric Thibault sur le site de la compétition. (Photo : (Photo courtoisie))

BÉCANCOUR. Le camping a mené Éric Thibault à apprécier un sport qu’il trouvait pourtant ringard à la base : le lancer du fer à cheval. À preuve, il lui aura fallu près de 40 saisons de camping saisonnier avant de daigner lancer son premier fer à vie au Camping Val-Léro!

Il l’a fait il y a six ans, sous la demande insistante d’un voisin. « Je n’avais jamais joué avant. Ils étaient trois, le soir, à passer des heures à se pratiquer. Je n’allais même pas les voir parce que ça ne m’intéressait pas. Mais là, j’ai eu la piqûre », raconte-t-il en riant.

Aujourd’hui, ce résident de Précieux-Sang figure dans le top-15 canadien de cette discipline. Du 17 au 20 août dernier, il prenait part aux Championnats canadiens à High Prairie, en Alberta. Il a terminé deuxième de sa classe, derrière la légende Tom Gallina, intronisé au Ontario Horseshoe Hall of Fame en 2000 et au Guelph Sports Hall of Fame en 2002, et douzième au tableau final.

« Je me sens comme si j’avais gagné ma classe parce que c’était clair dès le départ qu’il finirait premier. Je suis vraiment satisfait de ma performance! », commente M. Thibault, qui a joué 15 parties durant le tournoi.

Il mentionne que pour se qualifier aux Championnats nationaux, il faut participer à au moins trois tournois provinciaux. Chaque joueur doit aussi avoir sa moyenne répertoriée chez Canstats. « Cette année, j’ai participé à des tournois à Saint-Germain-de-Grantham, Victoriaville, Notre-Dame-de-Lourdes, Sorel, Blainville et La Présentation. »

Sa moyenne sur Canstats est de 35,78% (en date du 19 août). L’an prochain, il aspire à prendre part au championnat mondial au Michigan et au championnat canadien à Guelph.

Amélioration continue

Depuis qu’il a découvert le lancer du fer à cheval, Éric Thibault cherche constamment à s’améliorer. Il pratique son sport à l’année : « Au Québec, on joue l’été, dehors. Moi, l’hiver, je continue. Je pratique dans la shop d’un ami à Grand-Saint-Esprit. Il me prête son entrepôt. J’y ai installé des boîtes et je vais m’exercer presque tous les samedis et dimanches avec lui (Paul Blais de Saint-Célestin). Il est d’ailleurs venu avec moi en Alberta. Malheureusement pour lui, il n’a pas connu un bon tournoi », souligne le passionné.

Semaine après semaine, Éric Thibault lance environ… 1500 fers! « Pour s’améliorer, il faut pratiquer! », philosophe l’athlète de 52 ans. La distance qu’il doit faire parcourir à ses fers est de 40 pieds. « C’est la distance [officielle] pour les hommes de 65 ans et moins. Les femmes et les seniors (plus de 65 ans) tirent à 30 pieds », explique-t-il.

Il souligne également que le choix des fers peut avoir un impact sur la performance de chacun. « Il y a plusieurs marques de fers. C’est important de choisir ceux qui sont les plus confortables dans ta main. Certains sont plus ronds, d’autres plus ovales ou plus plats. En termes de qualité, ils sont tous bons, je crois. Dans mon cas, j’ai un peu plus de misère avec les fers plus ovales, et ça va bien avec les fers plus plats. Ma marque de prédilection, c’est M&M. Ils sont en fer un peu plus mou, alors ils rebondissent moins. C’est parfait pour jouer sur une surface de sable. »

 Éric Thibault tire une grande fierté de son sport et encourage les jeunes à oser l’essayer. Depuis qu’il le pratique, il n’a qu’un seul regret : « Ne pas avoir commencé à jouer plus tôt. J’aurais pu être encore meilleur aujourd’hui! ».

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