Soins de santé: Pierreville lance un cri d’alarme

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Par Sébastien Lacroix
Soins de santé: Pierreville lance un cri d’alarme
La Coop Santé Shooner-Jauvin.

POLITIQUE. Le conseil municipal de Pierreville a lancé un cri d’alarme devant la situation de la coopérative de santé Shooner-Jauvin qu’il considère comme étant inéquitable.

Dans une résolution adoptée lors de la séance du mois de février, le maire Éric Descheneaux  a rappelé les nombreux investissements qui ont été apportés au cours des cinq dernières années et qui totalisent un montant de 945 000$.

Ce sont en effet 335 000$ qui ont été consentis par les municipalités de Pierreville, Sainte-François-du-Lac, Odanak, Baie-du-Febvre, Saint-Elphège, Saint-Gérard-de-Majella, Saint-Pie-de-Guire, Saint-Bonaventure et Yamaska. À cela s’ajoutent 150 000$ du Mouvement Desjardins et 460 000$ par les membres.

Des investissements qui avaient pour but de procurer aux médecins déjà à la COOP des locaux adéquats et des équipements médicaux et informatiques de qualité, des services administratifs à des frais comparables aux GMF environnants et des incitatifs pour attirer des médecins à pratiquer en région.

Le conseil indique aussi qu’au cours des années 1980, la population bénéficiait de sept médecins. Un nombre qui a été en constante diminution jusqu’en 2008, où la communauté s’est mobilisée pour créer la coopérative de solidarité et de santé.

Or, en février 2018, le GMF de Nicolet, duquel faisaient partie les médecins pratiquant à Pierreville, a exclu la coopérative de santé Shooner-Jauvin de leur GMF et a demandé le rapatriement de toutes les subventions et des services médicaux associés.

Ce qui a laissé la population des Municipalités concernées, soit une population de plus de 9 000 personnes, avec des services que la résolution qualifie de «nettement insuffisants». Cela a engendré des problématiques concernant le financement des services médicaux et infirmiers ainsi que le recrutement.

On estime que cette situation met en péril la santé des citoyens du secteur, dont plusieurs sont à mobilité réduite ou dépourvus de moyens de transport tant personnel que public et qu’elle met également un frein à la revitalisation des municipalités.

En plus de dénoncer l’insuffisance de médecins desservant leur population, les élus demandent aussi de poser des gestes concrets pour cesser cette iniquité, dont des recours de toute nature, y compris administratifs et légaux.

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