Secteur Ste-Gertrude: un pont piétonnier vers le Parc de la rivière Gentilly?

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Par Marie-Ève Veillette
Secteur Ste-Gertrude: un pont piétonnier vers le Parc de la rivière Gentilly?
(Photo : Marie-Eve Veillette)

BÉCANCOUR. Il est irréaliste de croire que les automobilistes pourront un jour entrer au Parc de la rivière Gentilly à partir du secteur de Sainte-Gertrude. La configuration du Grand Tronc, le chemin qui relie Sainte-Gertrude à l’entrée du parc à Sainte-Marie-de-Blandford, ne permet pas ce genre de circulation.

«C’est un chemin de poussière de pierre pas très large. Si tu passes avec une voiture, les branches frottent», explique Karl Grondin, président du conseil d’administration du Parc, ajoutant que deux énormes côtes font aussi partie de ce chemin construit il y a près de dix ans. «Imaginez un fifth wheel qui circulerait là-dedans… et qui arriverait face à un autre véhicule. Ça n’a aucun sens», illustre-t-il.

«Le chemin a été conçu au départ pour recevoir les randonneurs et les cyclistes, ajoute-t-il. Mais peu de temps après son ouverture, des quadistes ont commencé à l’emprunter pour se rendre dans les <@Ri>pits<@$p> de sable de Sainte-Marie. C’est devenu problématique.»

Le problème s’est réglé de lui-même, il y a quelques années, quand le pont leur permettant d’accéder au parc a été retiré. «Il était constitué d’une ancienne remorque couchée sur des piliers de bois. Il s’est mis à balloter, alors on l’a détruit. Ce n’était plus sécuritaire», raconte M. Grondin.

Or, le retrait de ce lien suscite encore aujourd’hui la grogne de certains citoyens du secteur de Sainte-Gertrude. Ils réclament le retour d’un pont dans l’espoir d’attirer des visiteurs du Parc chez eux afin de stimuler leur économie locale.

«Ce n’est pas envisageable de construire un tel pont puisque la route n’est pas faite pour recevoir des véhicules, réitère Karl Grondin. Et si jamais ça se réalisait, il faudrait prévoir d’autres investissements majeurs, comme l’élargissement du chemin et la construction d’un autre pont pour permettre aux véhicules de traverser la rivière Beaudet, qui croise le chemin un peu loin. Actuellement, il y a un petit pont à cet endroit, mais seuls les vélos et les piétons peuvent y passer.»

Le président du conseil d’administration du Parc rappelle par ailleurs que la Ville de Bécancour est allée en soumissions, il y a quelques années, pour savoir combien coûterait la construction d’un pont digne de ce nom à Sainte-Gertrude. Le montant se situait alors entre 350 000$ et 450 000$; un investissement jugé déraisonnable, compte tenu des raisons évoquées plus haut.

La Ville a alors préféré investir dans la construction du camping équestre dans le secteur de Sainte-Gertrude, où les chevaux traversent la rivière à gué pour se rendre au chemin du Grand Tronc.

Précisons que ce camping connaît un bel engouement (426 campeurs et visiteurs de juin à octobre 2019), mais aussi quelques démêlés avec la Commission de protection des terres agricoles du Québec (CPTAQ). Il serait en état d’irrégularité en matière de zonage, ce qui gèle tout projet de développement.

Actuellement, la Ville est en mode solution dans ce dossier, tout en demeurant à l’écoute de la demande des citoyens de Sainte-Gertrude concernant la construction du fameux pont. «On va d’abord régler le camping équestre, et après, on va se mettre là-dessus», assure le maire Jean-Guy Dubois, qui rappelle que le dernier mot revient aux membres du conseil d’administration du Parc.

De leur côté, ceux-ci assurent qu’un lien sera éventuellement de retour entre le parc et le secteur. «La volonté est là… mais le lien ne permettra pas le passage des voitures», indique Karl Grondin, qui évoque plutôt l’idée d’un petit accès piétonnier, par exemple une passerelle. «On veut que ce soit joli, attrayant, et que ça cadre avec le paysage et la vocation du Grand Tronc. Ça pourrait se faire d’ici deux ans.»

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