Sainte-Marie-de-Blandford se penchera sur l’avenir de son église

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Par Sébastien Lacroix
Sainte-Marie-de-Blandford se penchera sur l’avenir de son église
Il n'y plus de messes, de funérailles ou de mariages qui sont célébrés à l'église de Sainte-Marie-de-Blandford depuis environ un an. (Photo : Sébastien Lacroix)

SAINTE-MARIE. Comme il n’y a plus de célébrations depuis près d’un an et que l’église ne fait plus ses frais, Sainte-Marie-de-Blandford devra trouver une solution si elle souhaite conserver son église.

D’ici le printemps, une consultation publique sera lancée afin de valider auprès de la population locale son intérêt à ce que la Municipalité s’implique dans la démarche afin de racheter l’immeuble.

Un endroit déjà occupé et où il suffirait de trouver une nouvelle vocation à la grande salle. Puisque déjà, la Municipalité est en train d’agrandir sa bibliothèque dans la sacristie, dans l’espace libéré par les bureaux de la Fabrique. De son côté, la FADOQ poursuit ses activités au sous-sol de l’église. «Ce sont eux institutions qu’on ne veut pas perdre. Et on n’a pas vraiment d’autres endroits pour les relocaliser», explique la mairesse Ginette Deshaies.

Celle-ci croit d’ailleurs qu’il y a «quelque chose à faire avec ça», puisque l’église n’est pas très grande. Comme elle est toute en bois, elle offre une sonorité de grande qualité qui pourrait attirer des projets en lien avec la musique. «Il y a des jeunes qui ont commencé à m’en parler et ils ont déjà des idées», souligne la mairesse de Sainte-Marie-de-Blandford.

De plus, la hauteur de plafond serait aussi intéressante pour différents projets. Ce qui pourrait convenir pour aménager un mini-gymnase qui servirait à l’école des adultes (Centre Saint-Laurent) qui est situé de l’autre côté de la rue, lance la mairesse. «J’ai même des jeunes qui m’ont dit que ce serait le funde faire de la location d’outils, raconte-t-elle. Alors, je me dis qu’il y a plein d’idées qui peuvent surgir.»

La mairesse s’attend toutefois à ce que ça prenne d’un à deux ans avant de voir l’aboutissement d’un projet de transformation de l’église puisque les démarches peuvent être longues auprès du Diocèse, qui n’a toujours pas désacralisé l’endroit.

«Ça prend un certain temps. Le Diocèse veut connaître la vocation qu’on veut donner. Parce qu’il ne veut pas qu’on mette n’importe quoi dans une église. En même temps, c’est une charge pour eux», plaide Mme Deshaies.

La Municipalité n’a pas encore en main les chiffres concernant l’entretien de l’église et les coûts pour la remettre en état. Un bilan de santé a déjà été réalisé, mais il date de quelques années. «C’était quand même bien et il y a eu beaucoup de rénovations, ajoute la mairesse. Les assises sont bonnes. Le toit est bon. Il y aurait des portes à changer et des choses comme ça, mais les fenêtres sont bien conservées.»

Il serait toutefois étonnant que la Municipalité puisse bénéficier d’une subvention pour le maintien de son église étant donné que sa valeur patrimoniale n’est pas élevée. Elle est en effet classé E (Faible) dans la hiérarchisation régionale de l’inventaire des lieux de culte du Québec.

Dans les environs, l’église de Saint-Pierre-les-Becquets, qui est classée A (Incontournable), celle Gentilly, qui a obtenu un  B (Exceptionnelle), ou celles de Manseau, Saint-Sylvère, Sainte-Gertrude et Sainte-Sophie-de-Lévrard, qui ont reçu un C (Supérieure), seront priorisées.

 

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