Rendre l’impossible possible

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Par Marie-Ève Veillette
Rendre l’impossible possible
Le triathlète Benjamin Leblanc, originaire de Saint-Léonard-d'Aston, a pris part à son premier Ironman au début du mois de novembre. Il est âgé 23 ans. (Photo : (Photo courtoisie))

SAINT-LÉONARD-D’ASTON. Il y a cinq ans à peine, il semblait impossible aux yeux de Benjamin Leblanc de parvenir à accomplir un Ironman. « Juste l’idée de faire une seule des trois épreuves du triathlon longue distance me paraissait un tour de force en soi », confie le jeune homme originaire de Saint-Léonard-d’Aston.

Or, le 6 novembre dernier, il a franchi la ligne d’arrivée du Ironman Florida 2021 en 10:04:46, se classant rien de moins qu’au deuxième rang dans la catégorie des 18-24 ans hommes! Une expérience qu’il a vécue aux côtés de sa copine et complice Marie-Maud Côté-Rouleau, qui a quant à elle terminé au premier rang chez les femmes dans la même catégorie d’âge, se qualifiant par le fait même pour les Championnats du monde 2022 à Hawaï. Elle aussi en était à sa première expérience de triathlon longue distance.

Maintenant que la glace est brisée, la piqûre est là! Benjamin Leblanc « magasine » déjà son prochain Ironman, lui qui aspire également à accéder aux Championnats du monde.

Le duo était prêt depuis l’an dernier à prendre un premier départ. « On s’était inscrit à l’Ironman de Mont-Tremblant l’an passé, mais il n’a pas eu lieu en raison de la COVID-19. Il a été reporté à cette année… et annulé encore une fois! On ne voulait pas attendre une autre année avant de le faire, alors on a transféré notre participation à l’événement qui se tenait en Floride. »

Benjamin et Marie-Maud sont arrivés à Panama City Beach cinq jours avant la tenue de l’événement pour permettre à leur corps de s’acclimater. « L’effort à la chaleur affecte beaucoup nos performances. Quand on est parti, il faisait autour de cinq degrés Celsius ici, alors que là-bas, c’était autour de 25 degrés. Il fallait se réhabituer [aux températures estivales]. »

Par ailleurs, le couple s’est avéré agréablement surpris par l’envergure de l’événement. « Panama City Beach est une petite ville. On avait l’impression que tout le monde était là pour ça. C’était fou! D’autant plus que c’est une période où le tourisme est quand même bas dans ce coin-là de la Floride. »

L’épreuve

Les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’événement étaient quand même particulières. L’épreuve de nage se déroulait dans le golfe du Mexique. Les compétiteurs devaient parcourir un circuit en boucle autour du long quai.

« Normalement, c’est très calme. Tout le monde s’attendait à ce que ce soit une natation « plate ». Mais finalement, il y a eu de grands vents cette journée-là. Quand on nageait dans un sens, ça allait super bien mais aussitôt qu’on virait de bord, on se rendait compte qu’il y avait des vagues et qu’on avait de la difficulté à voir où l’on se dirigeait. C’était vraiment difficile », raconte Benjamin, ajoutant que de minuscules méduses étaient présentes dans l’eau: « On ne les voyait pas venir. Donc une fois de temps en temps, tu sentais une piqûre sur le visage ou sur les mains ».

Le vent a aussi affecté la portion vélo. « Il y avait des gros segments où l’on était sur de grandes routes, exposés à des vents de face », rapporte Benjamin.

Ce dernier craignait d’être affecté par la chaleur rendu à la course, mais ce ne fut pas le cas. « Cette journée-là, il faisait dans les 20 degrés, alors c’était parfait. »

Le parcours

Le duo est revenu de Floride plus motivé que jamais. « Ça fait spécial parce que lorsqu’on a commencé à s’entraîner, on avait comme but de simplement terminer un Ironman. Mais là, on a vraiment le goût d’en faire d’autres! »

La flamme pour cette nouvelle passion est née à l’école secondaire La Découverte, grâce au professeur d’éducation physique Yannick Hubert, lui-même Ironman. « Je trouvais ça totalement impressionnant! », admet Benjamin Leblanc, qui a commencé son entraînement avec ce professeur.

« On partait vraiment de rien. Je ne faisais pas de vélo et je ne nageais pas vraiment. Je faisais juste un peu de jogging. Tranquillement pas vite, on s’est mis à faire des compétitions de plus courtes distances. Puis, il y a deux ans, on a fait notre premier demi-Ironman, ma copine et moi. Ça s’est très bien passé. J’avais terminé 3e chez les 18-24 ans. »

Depuis six mois, Benjamin est membre du club de triathlon de l’Université Laval, où il s’apprête à terminer sa maîtrise en informatique et à entamer, dès cet hiver, un doctorat dans le même domaine. C’est avec ce club qu’il poursuit désormais son développement.

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Lynne Martel
Lynne Martel
1 mois

Wow, merci pour le très bel article. Ça résume très bien le parcours de Benjamin. Signé, une maman très fière de son fiston 😉