Pour se rappeler : Le Centre d’interprétation de Fortierville

Photo de Stéphane Lévesque
Par Stéphane Lévesque
Pour se rappeler : Le Centre d’interprétation de Fortierville
Un groupe de 44 personnes du Nouveau-Brunswick est venu récemment honorer la mémoire d’Aurore Gagnon en visitant le Centre d’interprétation, l’église et le cimetière. Au monument qui lui est dédié, les visiteurs y laissent, entre autres, des toutous. (Photo : Stéphane Lévesque)

HISTOIRE. Ouvert sept jours par semaine, de 10h à 16h, le Centre d’interprétation de Fortierville constitue une activité éducative à caractère historique mise en place il y a 15 ans. Situé à même la majestueuse église de l’endroit, le Centre accueille les amants d’histoire qui trouveront l’information sur cette municipalité du Centre-du-Québec, Sainte-Philomène, ainsi que sur Aurore Gagnon.

C’est dans le sous-sol de l’église, sous la sacristie, que l’on a procédé à l’autopsie d’Aurore Gagnon le 13 février 1920. La fillette décédée la veille avait 10 ans. L’enquête du coroner dévoilera qu’elle est morte d’un empoisonnement du sang et d’un épuisement général dû au grand nombre de blessures non soignées dont son corps était couvert.

«En 2002, quand on a commencé à travailler sur le projet, il y avait déjà des visiteurs qui venaient à l’église et dans le cimetière en raison de leur intérêt pour le destin tragique d’Aurore. On s’est dit qu’on allait donner de l’information sur cette petite fille ainsi que sur notre village et notre paroisse», se rappelle Yvonne Lachance, responsable du Centre.

«Il y avait une certaine réticence au départ. Des descendants de la famille Gagnon habitent toujours Fortierville et les environs. On ne voulait pas faire du sensationnalisme, mais plutôt de l’éducation. C’est sur cette tangente amorcée il y a 15 ans que l’on va axer dans le cadre des 100 ans de la mort d’Aurore Gagnon en 1920. On va travailler en collaboration avec la municipalité», précise Colette Dubois-Bélanger.

Du même souffle, la bénévole à la Fabrique ajoute que les enfants seront au cœur de la messe commémorative de février 2020. On espère également la présence des évêques de Québec, de Montréal, de Trois-Rivières et de Nicolet, ainsi que de Lionel Carmant, le ministre responsable de la protection de la jeunesse.

Pour en apprendre davantage sur le Centre d’interprétation de Fortierville, on peut contacter Yvonne Lachance au (819) 287-4326.

On retrouve de nombreux objets et documents reliés à l’histoire de Fortierville au Centre d’interprétation.
Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des