Et si le pont fermait, s’écroulait ou était détruit?

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Par Marie-Ève Veillette
Et si le pont fermait, s’écroulait ou était détruit?
Le pont Laviolette en 2017. (Photo : (grciseuseté de Philippe Muratori))

PONT LAVIOLETTE. Depuis 1967, le pont Laviolette fait partie du paysage. Il est devenu un incontournable pour des milliers d’automobilistes, qui l’empruntent quotidiennement pour aller au travail ou faire leurs emplettes. Sa présence est acquise, mais que ferait-on si, du jour au lendemain, il n’était plus utilisable?

La probabilité que cela se produise est très faible, fait valoir le ministère des Transports du Québec (MTQ). Cependant, un plan d’urgence existe pour assurer un transport efficace entre les deux rives en cas de fermeture du pont. Tel que mentionné par Le Courrier Sud dans un article publié en octobre 2015, on mettrait alors en place, entre Trois-Rivières  et Bécancour, un service de traversier dédié aux piétons, ainsi qu’un service de transport à partir des débarcadères.

Le déploiement de ce plan d’urgence se ferait en collaboration avec plusieurs partenaires, dont la Sécurité civile, la Sûreté du Québec, les villes de Trois-Rivières, Bécancour et Nicolet, le CIUSSS-MCQ et les commissions scolaires.

Reconstruire le pont

Si le pont Laviolette était détruit, il ne serait par ailleurs pas envisageable de le reconstruire tel quel, notamment parce que les techniques de conception ont évolué.

«On ne referait pas un pont comme celui-là, en treillis métallique et travées, juge Philippe Muratori, coordonnateur spécialisation Structures au MTQ. Probablement qu’on opterait plutôt pour un pont suspendu ou éventail.»

Le pont aurait moins de travées aux approches et compterait, au maximum, un ou deux pylônes. Il serait probablement plus haut pour permettre à de plus gros navires de circuler, et plus large (trois voies dans chaque direction) pour répondre au flot de circulation toujours grandissant. Sa reconstruction coûterait  un milliard de dollars.

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À vélo sur le pont?

Oubliez cette idée! Il est impossible de construire une piste cyclable à même le pont Laviolette. Pour répondre au besoin, cependant, un service de navette terrestre a été mis en place à des points de relais bien précis: l’Auberge Godefroy, sur la rive sud, et l’hôtel Les Suites de Laviolette, sur la rive nord. En juillet et août, les cyclistes, comme les piétons, peuvent aussi emprunter la navette fluviale mise en service en 2015. D’une capacité de 121 passagers et 121 bicyclettes, elle relie les villes de Bécancour (secteur Sainte-Angèle) et Trois-Rivières.

 

 

 

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