Pour optimiser le travail de rue

Pour optimiser le travail de rue

Philippe Malchelosse et Roxanne Proulx-St-Germain, dans les locaux du journal La Galère.

Crédit photo : Sébastien Lacroix

COMMUNAUTAIRE. Grâce à une fusion, les organismes Point de rue, de Trois-Rivières, et Centretien, de Nicolet, espèrent être en mesure d’offrir un meilleur service aux personnes marginalisées ou en situation d’exclusion sociale.

Amorcé en juin dernier, le processus a fait en sorte que, dans les livres, l’organisme Centretien a été dissout pour se joindre à Point de rue de Trois-Rivières et de Nicolet-Yamaska.

Une façon d’optimiser les services des deux organismes, de sauver des coûts, et d’avoir une plus grande force pour faire de demandes auprès du gouvernement.

En ayant ainsi une structure plus performante, on souhaite pouvoir aller chercher davantage d’argent lorsque le processus de fusion sera complété, d’ici l’été.

On vise un montant supplémentaire de l’ordre de 90 000$ pour atteindre le financement plancher de l’organisme. Le tout afin d’apporter une plus grande stabilité des services, autant sur la Rive-Nord que sur la Rive-Sud.

Déjà, la fusion a permis d’abolir un poste de direction. Philippe Malchelosse, de Point de rue, a pris la direction générale, tandis que Roxanne Proulx St-Germain, de Centretien, a été nommée directrice des ressources humaines.

Ceci a permis de libérer un montant de 45 000$ qui a pu être réinvesti dans le rattrapage salarial de quatre travailleurs de rue qui oeuvrent sur la Rive-Sud et qui se trouvaient sous la norme gouvernementale.

Sandra Renaud, travailleuse de rue, Roxane Proulx St-Germain, directrice des ressources humaines, et Carolyne White, travailleuse de milieu, de Centretien qui est situé dans une maison au coin des rues Notre-Dame et Signay.

Ce sont des gens qui sont formés et qui font un travail exigeant, mais qui étaient payés près du salaire minimum. En les ramenant à des taux de 15$ à 18$ de l’heure, on croit qu’on sera capable d’avoir une rétention du personnel.

«C’est une bonne nouvelle économique. Comme nos travailleurs vivent sur la Rive-Sud, c’est de l’argent qui reste sur la Rive-Sud. C’est aussi de la stabilité. C’est la clé dans le travail de rue. Parce qu’on crée des liens de confiance avec les personnes avec lesquelles on travaille. Pour eux, la pire chose qui peut arriver c’est de voir arriver un nouveau visage», souligne Philippe Malchelosse.

Au total, on compte douze travailleurs sociaux qui oeuvrent dans le grand Point de rue, soit huit à Trois-Rivières et quatre dans Nicolet-Yamaska.

En étant unis, les deux organismes peuvent aussi s’échanger des ressources en cas de force majeure. Ce qui leur permet d’augmenter le nombre de jours d’ouverture. Parce que par le passé, en raison de maladies ou de vacances, il est arrivé qu’on ait dû fermer certains jours.

Plus de projets

Les deux organismes, qui font beaucoup de projets en lien avec les arts et l’inclusion sociale, peuvent aussi s’échanger de l’expertise. Le tout profite autant aux usagers des deux côtés du pont Laviolette.

Qu’on pense par exemple aux fameux vitraux de l’organisme Point de rue, ou encore au Journal La Galère, qui peuvent profiter aux jeunes de la Rive-Sud, ou encore à des partenariats qui peuvent se développer au profit de ceux de la Rive-Nord.

Par exemple, dans le cadre de <@Ri>Bell cause pour la cause<@$p>, un projet de photo-voice au pu être développé. Il s’agit d’affiches géantes sur lesquelles ont juxtaposent des photos et des textes. Le tout sera exposé à Odanak et a pu être développé grâce à un partenariat avec l’institut Kiuana.

On compte toujours le volet musical avec des instruments musicaux sur place, des livres d’artiste, des ateliers de poésie. À cela s’ajoutent des cuisines collectives dans les deux points de services qui sont offerts grâce à l’implication d’une centaine de bénévoles.

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