On repart sur une note d’espoir au Centre l’Assomption

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Par Stéphanie Paradis
On repart sur une note d’espoir au Centre l’Assomption
Manon Daigle, directrice, et Daniel Montplaisir, administrateur. (Photo : Stéphanie Paradis)

Saint-Léonard-d’Aston. Le Centre l’Assomption de Saint-Léonard-d’Aston a durement été frappé par la COVID-19. Le 23 juin 2021, les résidents, le personnel et la famille des victimes de la pandémie se sont réunis pour honorer la mémoire des victimes et procéder à leur fête de l’été, afin de redonner un peu de sourire et d’espoir à tous. La commémoration, qui s’est déroulée dans l’émotion, témoigne des liens étroits qui lient les membres du personnel et les résidents.

Durant la cérémonie, un petit mot a été prononcé en l’honneur de chacune des victimes et la famille a procédé au lancement du ballon «pour laisser la vie suivre son cours». Également, un arbre a été planté au bout de l’allée, dans la cour arrière de la résidence.

La situation au Centre l’Assomption avait été jugée critique par le ministère de la Santé et des Services sociaux. En date du 28 novembre 2020, la résidence pour personnes âgées, avec 90 % de ses résidents touchés par la COVID-19, était celle qui marquait le plus haut taux au Québec à ce moment.

Au total, seulement deux résidents ont été épargnés par la COVID-19, ainsi que 8 membres du personnel sur 32. «Ça a été une éclosion majeure», confirme Manon Daigle, directrice du Centre l’Assomption. «Ils ne l’ont pas tous eu avec la même intensité. Certains l’ont eu moins fort que d’autres, et certains résidents nous demandaient si on était sûr qu’ils avaient la COVID! Ça ne paraissait même pas», poursuit Mme Daigle.

Durant l’éclosion, ceux qui ont été déclarés positifs à la COVID-19 sont demeurés au centre, et c’est plutôt une équipe du CIUSSS MCQ qui est allée soigner les patients sur place. Manon Daigle et Daniel Montplaisir, administrateur au sein du conseil du Centre l’Assomption, estiment que ce facteur a été propice à la propagation du virus entre leurs murs. «C’est difficile de déraciner des résidents avec leurs pertes cognitives. De plus, Nicolet était en voie d’être plein», explique M. Montplaisir.

Le Centre l’Assomption, de Saint-Léonard-d’Aston.

La première victime qui a été répertoriée est partie du centre avec une pneumonie, de laquelle elle est décédée. Cependant, à son arrivée au centre hospitalier, elle a testé positif à la COVID-19. Elle ne présentait aucun symptôme de la COVID. «À ce moment, les résidents et le personnel du centre se sont fait tester. À partir de là, tout a déboulé en deux ou trois jours. Je suis assis aujourd’hui du côté de la famille avec mon épouse, car ma marraine fait partie des victimes du centre. Elle a été la dernière à en décéder», témoigne M. Montplaisir.

Avec la cérémonie et la fête de l’été, Manon Daigle souhaite ramener du positif au centre. «La vie continue et les résidents vont bien. Ça n’a pas été facile, il n’y a personne qui va me dire que la COVID, ce n’est rien», assure-t-elle.

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